Affichage des articles dont le libellé est L'Irlande et moi - Ireland and I. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est L'Irlande et moi - Ireland and I. Afficher tous les articles

mardi 29 juillet 2008

Discover Ireland, avec Andrew Maxwell

C'est l'été, le temps des voyages, et d'aller découvrir l'Irlande.

Le journal anlgais The Guardian vous propose une découverte originale: avec Discover Ireland, suivez l'acteur Andrew Maxwell, une star du petit écran britannique, irlandais bien sûr, à la (re)découverte de son pays natal. Un voyage plus fun que nostalgic.
C'est un petit programme sponsorisé par l'office du tourisme irlandais, vous pouvez même y commander des brochures en ligne, gagner des voyages, partager vos impressions, c'est amusant, c'est de saison.

Il y a aussi la possibilité de visionner des vidéos, d'Andrew faisant le touriste façon Lonely Planet, évidemment, mais c'est à mon avis le plus intéréssant.

Les britanniques aiment bien envoyer des célébrités dans leurs pays ou région d'origine pour y faire des trucs clichés: un acteur indien va cuisiner en Inde, un comique écossais fait un Tour en Ecosse en se moquant des écossais, un irlandais va faire le touriste en Irlande.

Andrew Maxwell, si vous ne le connaissez pas, est assez drôle, avec un humour très Irish. On le retrouve régulièrement sur RTE dans un programme où des humoristes décortiquent l'actualité, The Panel.

Bonne visite !

jeudi 3 juillet 2008

Des news, des news, des news !

Vosu pensiez peut-être que j'allais faire un rapport détaillé de la campagne référendaire en Irlande, une analyse des différents points de vue, et du résultat. Peut-être que vous êtes venus vérifier si je venais pousser une grand coup de colère contre la victoire du rejet du Traité de Lisbonne, ou louer l'honneur sauvé par nos amis irlandais, et les féliciter d'avoir lavé l'affront démocratique qui nous a été fait, en France. Peut-être que vous êtes venus furtivement voir si j'allais vous pomper l'air avec la dénonciation de la démagogie, le mensonge, la manipulation des esprits, la malhonnêteté intellectuelle qui ont été le principal moteur de la campagne. Peut-être aussi que vous vous attendiez à ce que je pousse de grands cris en faveur de l'Europe et contre l'ingratitude des peuples qu'elle a tant servi.

Foin.

Dès le départ, j'ai renoncé. Je me suis réfugiée dans le mutisme bloggique le plus total. Non pas que je n'ai pas donné de la voix par ailleurs, mais cette campagne, et ce vote sont deux évènements si complexes et significatifs qu'il méritent, d'abord le respect, ensuite une réflexion plus poussée, avec sang-froid et distance, sur le fond des problèmes divers qu'ils soulèvent.


En attendant, je vous propose de jeter un oeil sur la nouvelle mouture du Irish Times en ligne, gratuitement !
Le seul journal "de qualité" irlandais est désormais en accès libre sur le web: http://www.irishtimes.com/ ; l'ancien portail http://www.ireland.com/ a pour vocation à devenir, je cite, "Ireland's homepage"... Le relookage est impressionant, cela vaut d'y jeter un petit coup d'oeil. Les deux nouveaux sites reflètent parfaitement l'évolution de l'Irlande vers la modernité.
Si vous le souhaitez, vous pouvez même pousser l'irlanditude jusqu'à avoir votre adresse email en @ireland.com pour la somme, tout de même, de 30€ par an, qui n'est cependant rien comparé aux tarifs prohibitifs pour accéder à 90% du contenu en ligne du journal jusqu'à lundi dernier.

Voilà pour les news, toutes les news, à bientôt et bon surf !

Ireland on ze web:

The Irish Times .com
Ireland.com
Ireland.com email

mardi 13 mai 2008

Nuala O'Faolain, 1942 - 2008

Homages émouvants cette semaine à Nuala O'Faolain, journaliste, qui est partie vendredi 9 Mai des suites d'un cancer foudroyant. Surprise par la maladie en Mars, elle l'a affronté avec résignation, et courage, préparant son départ en accordant un dernier entretien exclusif à son amie de RTE Marian Finnucane.

Ses articles, romans et récits font le portrait d'une époque, de l'Irlande d'hier et d'ajourd'hui, des irlandais d'ici, et d'ailleurs. Ses récents succès (Are you somebody, The story of Chicago May) ont fait de la chroniqueuse une auteure incontournable de la scène littéraire irlandaise.

Marian Finnucane interview with Nuala O'Faolain, 12.04.2008 - RTE 1 Podcast

Transcript of interview (in The Irish Independent)

I don’t want more time. As soon as I heard I was going to die, the goodness went from life’


jeudi 8 mai 2008

Pour le Irish Labour, le renouveau passe par l’Europe


Photo officielle de la campagne référendaire


Après la douche froide des élections largement et cruellement perdues en Mai 2007, le Labour irlandais s’est mis au travail, pour entamer sa rénovation. Son leader charismatique, Pat Rabitte, en accord avec les cadres et les militants du parti, a rapidement démitionné pour vite tourner la page, et mieux faire place au renouveau.
Le résultat des travaux a été dévoilé le 7 avril dernier, soit moins d’un an après les élections perdues : tout d’abord, un programme de réformes ambitieuses de l’Etat Irlandais et du fonctionnement de la vie politique basé sur une plus grande place accordée aux militants et aux citoyens dans le processus démocratique, des mesures de lutte contre la corruption et les conflits d’intérêts public / privé ; également, la redéfinition de la base traditionnelle de l’électorat du Labour, élargi à « toutes les catégories de travailleurs », non plus seulememt les ouvriers mais aussi les indépendants, les employés, cadres, etc... selon les mots de Eamon Gilmore, nouveau leader du parti ; enfin, l’utilisation massive des outils de communication afin de faciliter la pédagogie d’un parti qui se veut résolument ancré dans la modernité, dans son temps, et dans la société au sein de laquelle il évolue.

Malgré une crédibilité accrue, le Irish Labour devra se battre pour prouver à l’Irlande que ses représentants sont capables de mener le pays, et pouvoir revenir aux affaires.

Première bataille : la campagne référendaire sur le Traité de Lisbonne. Le vote est prévu pour le 12 Juin, l’Irlande est le seul pays à consulter directement ses citoyens sur le sujet, et le Irish Labour se prononce résolument pour le Oui.
Le Parti doit faire face à une opposition totalement décomplexée. Il semble que le camps du Oui souffre face à des opposants qui utilisent le traité pour afficher ouvertement un anti-européanisme latent, mais peu populaire tant que l’Union Européenne offrait la manne financière qui aujourd’hui a disparu, mais aussi les largesses en matière de fiscalité des entreprises. Ainsi, le lobby privé se déchaîne : le nouveau Traité est illisible à dessein, trop contraignant, il ne garantie pas la protection dont ce petit pays a toujours bénéficié, et qui en a encore besoin. En bref, l’UE aurait trahi, elle ne supporte pas que l’Irlande puisse bloquer le processus par un vote citoyen, et c’est justement pour cela que les citoyens doivent se saisir de la chance de leur envoyer un signal fort ! Une organisation menée par un richissime mécène s’est même lancée dans la campagne, Libertas, afin d’informer et de protéger les citoyens irlandais de la dérive totalitaire irrémédiable qui va bouleverser leurs vies. En filigrane ou clairement dit, le motif est clair : le Traité de Lisbonne est mauvais pour les affaires.

C'est en partie parce qu’il fait plus de place à l’Europe Sociale et qu’on peut y entrevoir des mécanismes d’entente sur la fiscalité, une ingérence inadmissible pour des entrepreneurs habitués à être choyés et servis selon leurs volontés, en term ede main d’oeuvre docile et abordable notamment.
Dans ce contexte, la tâche du Irish Labour est ardue, et le parti apparaît comme une cible de choix. La campagne est dure, les débats étouffés par le lobby mercantiliste sous couvert de philantropie, et le climat politique est plus lourd que jamais. Un pas décisif a été franchi, le soir du 14 avril : Prionsias de Rossa, l’unique député européen représentant la gauche d’Irlande au Parlement Européen, s’est fait agressé en sortant d’un meeting de campagne, par des partisans du Non, qui l‘avaient déjà importuné au cours de la soirée dans la salle. Un acte démesuré d’autant plus choquant que la vie politique irlandaise n’est pas habituée à ce genre de débordements.

C’est donc peut-être la rançon d’un certain succès, peut-on se dire, osant l’excès d’optimisme ; le prix d’un certain dynamisme retrouvé, malgré la défaite, d’une rénovation rapide, sans détours, sans tabous, réussie ? Le Irish Labour n’a jamais tenu la vedette et pourtant, désormais, certains le voient comme une menace a stopper à tous prix.
C’est aussi un inquiétant développement : le traité de Lisbonne ne remet pas en question les acquis fondamentaux auxquels l’Irlande tient, comme par exemple en terme de non participation à des opérations militaires autres que de maintien de la paix. Pourtant les anti-européens n’hésitent quasi plus devant rien pour défendre leurs vues, et on sait que la violence, toujours, favorise la droite.
Si le Irish Labour fait une belle campagne qui est tout à son honneur, il y perd bien aussi quelques plumes, et la droite pourtant tout aussi euro-enthousiaste n’en tire pas moins son épingle du jeu, faisant elle une campagne discrète profitant que d’autres, plus excessifs, comme toujours, prennent la responsabilité de se salir les mains.


Pour en savoir plus:


dimanche 27 avril 2008

"You're the one for me...": Cathy Davey, Nouvelle Star des anti-stars


Vous aimez le rock? Vous aimez les irlandais? Vous aimerez le rock irlandais.

Gemma Hayes revient en force, maitre de son art comme au premier jour, mais surtout l'etoile montante c'est Cathy Davey. Retenez ce nom parce qu'elle va tout degommer sur son passage, et si elle ne le fait pas, c'est que le monde entier c'est rien que des c.. !

Serieusement: "C'est tres certainement la meilleure chose qui soit jamais sortie du Wicklow", parole d'Irish.

Fraiche, petillante, cinglante, pas nunuche pour deux euros, elle ecume les scenes de notre ile preferee avec sa guitare et son band, chantonnant zut aux modes et suivant son instinct sans sciller. Son deuxieme album, Tales of Silversleeve, est une petite perle, qu'il vous faut vous procurer absolument, peu importe par quel moyen, je ne suis pas sectaire, mais vous aurez du mal si vous voyagez dans cette zone-la disons... en eMule. Le rayonnement des artistes irlandais qui n'ont pas (encore) recu la consecration du "marche" britannique doivent passer par le circuit traditionnel bacs - scenes - festivals pour se diffuser. N'empeche, ils grimpent. Il y a des mules plus tetues que d'autres mais chacun son rythme, c'est pas plus mal. Il faudra faire un jour la liste de tous les artistes "britanniques" qui ont recu d'autorite cette etiquette passe le prestige des 50 000 albums ou livres vendus mais n'ont jamais signe pour le changement de nationalite qu'on leur colle dans nos tetes.

Cathy sort donc du county de Wicklow, connu de nous irish d'importations ou simples touristes pour ses montagnes dans lesquelles il faut faire une randonnee lorsqu'on est en sejour a Dublin. Pour les irlandais natifs, bien de chez eux, qui connaissent bien leur GAA, le Wicklow evoque ce dimanche de rigolade ou apres un match de foot gaelique perdu, quelques farceurs locaux ont exprime leur profond desaccord avec le resultat du jour, en enfermant rageusement l'arbitre de la rencontre dans un coffre de voiture, pour l'emmener en ballade sur ces routes microscopiques au creux des montagnes d'ou personne ne vous entend hurler... meme de rire. L'histoire ne dit pas si l'arbitre a recu du sunday lunch en consolation, mais la conclusion n'a pas ete trop dramatique; c'etait juste histoire de faire une petite reputation a ce county des extremes, qu'on associe avec silence, isolement, aridite.

Un petit miracle que de la petite population de wicklowiens une Cathy Davey ait vu le jour. A ne pas louper !

Cathy Davey, Tales of Silversleeve

"She's probably the best think that ever came out of Wicklow", said The Irish. It says it all. County Wicklow is more famous among Irish people for the episode where the referee of a gaelic football game was kidnapped and driven around in the boot of a car by angry supporters who wanted to show their disapproval with his refereeing technique.

County Wicklow is also more famous among import Irish like myself among tourist for its fantastic landscapes, isolation and silence that can be found in their mountains.

Well it's now the birth place of Cathy Davey, new talent and raising star of the irish rock scene. Listen to her second album, Tales of Silversleeve, it's a gem ! As a huge fan I cannot but emphasize how strong my recommendation is. She's still hard to download, unfortunately, but she's definitely woth the expense if you decide to try and go for a good old regular CD.




"All of you"
qui termine l'album en douceur accoustique.
The last song of the album which goes decrescendo.

jeudi 28 février 2008

Demain on bosse gratis

Aujourd'hui le debat est le suivant: les gens qui ne sont pas payes demain, doivent-ils travailler?

Ma question est: pourquoi les gens ne seraient-ils pas payes demain?
Reponse: Parce que c'est le 29 fevrier.
Ma question: Et?
Reponse: Ca a peut-etre a voir avec le fait que les gens sont payes mensuellement.
Ma question: .......et?
Pas de reponse.

Ma question est donc la suivante: pourquoi les gens qui ne sont pas payes, devraient-ils aller travailler demain?
Je reformule: pourquoi les gens qui ne sont pas payes demain parce que c'est le 29 fevrier et que cela pose des problemes de comptabilite devraient-ils seulement considerer aller travailler?

Les avis sont partages. A vous de juger.

lundi 25 février 2008

Faitrade Fortnight 2008 with Oxfam

Fairtrade Fortnight runs from the 25th of February to the 9th of March in 2008. Oxfam Ireland is celebrating with a series of events – in partnership with Fairtrade Mark Ireland. If you're a student, business person, shopper or campaigner you can't afford to miss out! See what's happening during the fortnight


Eilis from Oxfam Ireland will be living the Fair Trade life for 2008's Fairtrade Fortnight (25 Feb - 9 Mar). She'll be eating only Fairtrade food and substituting Fairtrade products whenever possible in her day-to-day life. Read her blog and watch her videos to follow the ups and downs of her Fair Trade adventure, and to submit your own tips and challenges. The blog will also provide you with lots of handy hints on how to source and use Fairtrade goods in Ireland.
Leave a comment on the blog, and you'll be entered into a draw to win a Divine Chocolate hamper.
Read Eilis Faitrade Woman challenge's blog
MAKE TRADE FAIR - COMMERCE EQUITABLE

"Do something Irish !" for a pint of Carlsberg

Les pubs pour la biere Carlsberg sont toujours populaires, inventives, et celle-la en particulier, qui joue sur les cliches.

Trois irlandais debarquent dans un bar. Il a ete etabli dans les conversations que c'etait au Bresil (oui, en Irlande on discute des pubs). Le barman reconnait un accent, leur demande d'ou ils viennent: - Irlande. - Irlande? Faites un truc irlandais! Chantez... - Dansez! leur lance une jolie fille. Et pour l'impressionner ainsi que ceux qui sont autour, l'un d'eux baragouine quelques mots aproximatifs qui sonnent bien, qu'ils font passer pour "un poeme dans notre langue natale irlandaise": gateau, chaise, lait, etc. Et ca marche.

C'est comme ca qu'ils nous ont toutes...


samedi 23 février 2008

Une dinde a l'Eurovision !

  • 21h50, irish time: It's a bird !
It had to be a bird... En anglais, "a bird" c'est aussi une "chick": une fille. Il etait donc convenu que ce serait l'un des "birds" qui representerait l'Irlande a l'Eurovision, a l'issue du concours national de la chanson organise ce soir, comme au bon vieux temps ou l'Irlande envoyait des succes en puissance sur les scenes europeennes (les derniers ont ete choisis par un jury, une catastrophe).
Les garcons qui se presentaient avait des tetes de gentil a qui on a vole ses chaussures, tres sages, tres bien comme il faut. Contre une fille tres sage en robe de princesse et une fille tres sage en haut talon et mini robe, ils n'avaient aucune chance. Elles non plus d'ailleurs. Parce que c'etait deja plie, cette annee, ce serait l'oiseau. Le simple fait que la marionette ose se presenter, serieusement, a regle leur sort a tous. Le jury n'est pas impressionne.... une bonne part du pays non plus... (et nous voila repartis dans une polemique inutile)... mais le public a vote !

Voila donc, en avant-premiere europeenne, ce que sera le son de votre pays prefere lors du prochain concours de l'Eurovision, a Belgrade... ou les sensibilites sont suffisamment exacerbees par les recents evenements politiques, esperons qu'ils ne croient pas que c'est un fouttage de gueule delibere !

Quelques images pour placer le personnage. Clip officiel a venir. Non, je ne vous epargnerai pas.
  • 1h30, irish time: to kill a mockery bird?

Chose promise, chose deja due. Voici la version officielle, telle que presentee ce soir-meme. La chanson, croyez-le, a un sens. Dustin entre en scene en deuil, mortifie, accompagne de la mort meme, pour lancer une lamentation: "Oh Europe, where did it all go wrong?", Oh Europe, que t'avons nous fait, nous, gentils irlandais, qui avons gagne si souvent, pour avoir provoque ton desamour? Refusant de se laisser abattre, la dinde, et par son truchement le pays, pour exorciser son chagrin, choisit la derision et la joie, pour demander sur un rythme endiable: pardon pour Riverdance et Irlande Douze Points !!


IT'S A WINNER !!

mardi 19 février 2008

Une Dinde a l'Eurovision?



Il s'appelle Dustin, il a passe Noel en famille, comme tout le monde, c'est une dinde en peluche qui anime des emissions tele, pour les petits mais les grands l'aiment aussi, et il va peut-etre representer l'Irlande a l'Eurovision 2008.

Depuis qu'ils se sont rendus compte, l'annee derniere, que cette competition n'etait qu'un ramassis de kitscherie rigolote que personne a part eux ne prend vraiment au serieux, du moins a l'Ouest du continent europeen, ou les votes se font par solidarite regionale dans un but de revanche envers les grands pays, France et GB en tete, les Irlandais petent un peu les plombs. Un nombre impressionant de victoires au palmares, les jadis chouchous sont desormais trop riches et gates pour apitoyer, et on ne vote plus pour eux.

Alors ils ont decide de reagir. Avec humour, derision, et en faisant, la mort dans l'ame, un brin degoute tout de meme, ce qu'ils savent le mieux faire: arreter de se prendre au serieux.

Alors, Dustin, chantera, chantera pas? A suivre !


This?? This is Dustin the Turkey, friend of the children, and also the grown ups. He might be the one singing for Ireland in the Eurovision contest this year....

lundi 28 janvier 2008

Ryanair, Sarko et quelques autres: oser pour gagner

Lu sur Les chroniques judiciaires, Blog de Pascale Robert-Diard, journaliste au Monde.

"Quant à l’avocat du président de la République, Me Thierry Herzog, il a été chargé d’examiner quelle suite judiciaire il convient de donner à cela:


Cette publicité, publiée lundi 28 janvier dans Le Parisien, a été jugée “inacceptable” par l’Elysée.

Le directeur marketing France de Ryanair se dit “désolé” mais ajoute: “A la limite, ça sert le président en le montrant plus près des gens”.

La compagnie Ryanair serait coutumière du fait. Selon
lefigaro.fr, elle aurait déjà utilisé en mai 2007, l’image du premier ministre polonais, et en septembre, celle de José Luis Zapatero."


Et exploité l’impopularité du Taoiseach – Premier Ministre irlandais Bertie Ahern et son gouvernement, en le nommant précisément, dans une pub d’une page dans les deux grands quotidiens, The Irish Times et The Irish Independent, dans un texte ouvertement agressif, et forcément populiste... (c’est Ryanair tout de même, il n’y a donc aucun doute la-dessus) ou encore la publication d'un photo-montage montrant le Ministre des Transports faisant mumuse dans sa baignoire avec son canard en plastique, pour moquer son incompétence et l'incohérence de la politique irlandaise des transports, sans que cela n'émeuve personne, au contraire: fair enough ! C'est juste. Très "esprit irlandais": on se permet sans limite, car pourquoi donc limiterait-on? Libre à chacun d'avoir son avis, mais point d'entrave à la liberté... d'exploiter une chose déjà publique.

Capitalisme débridé ou transparence de l’honnêteté, qui n’accepte ni cachoteries ni censures ? Très en vogue en ce moment, à l’instar du sujet choisi.

En tout cas, chez Ryanair, le royaume ou le cynique Michael O’Leary est roi, tout est bon pour se faire remarquer, à commencer par les couleurs vomitives de la compagnie, pour vendre, vendre, et vendre.

J’avoue que ça me fait plutôt sourire, comme les fois précédentes, ce coup de l’arroseur médiatique et financier tout aussi arrosé, et façon "Nous Deux" mauvais roman-photo, franchement réussi... You can't have your cake and eat it, comme on dit ici: on ne peut pas manger son gâteau et le garder intact. Et vous, choqués ?

dimanche 20 janvier 2008

'Tis far from drama Pat Shortt was reared

‘Tis far from... est la phrase Irish à adopter pour marquer combien une chose est inhabituelle: "'tis far from chocolate mousse I was reared" - litéralement c'est bien loin de la mousse au chocolat que j'ai été élevé - vous dira un irlandais qui a grandi loin des subtilités des cuisines raffinées qu'affectionnent les enfants du Tigre Celtique, par exemple.

Pat Shortt, héros de « Garage », (apparemment sur quelques écrans français en ce moment si j’en crois Le Monde) est une star d’un genre un peu spécial lorsque considéré avec un regard français. Ici nous l’avons découvert avec surprise acteur subtil dans un rôle inhabituel, mais c’est à l’origine un comique à l’humour volontairement gras et outrancier. Fin observateur de son époque, ses caricatures irrévérencieuses touchent avant tout aux relents de bêtise et de médiocrité dont la modernité irlandaise a du mal à se défaire et qui contrastent avec la fierté affichée pour le progrès des us, coutumes et moeurs.

Humour gras donc, avec la vidéo suivante, qui met en chanson la fascination de l’Irlande qui se lève tôt, passe beaucoup de temps sur les routes en « commuting », travaille dur et toujours plus pour gagner... toujours plus mais toujours pareil car plus ça change... plus les taxes augmentent... pour le désormais mythique Breakfast Roll. Un breakfast roll s’achète dans les stations services ou les commerces de proximité : dans une demi-baguette ou « roll » (nouvelle mode typiquement Tigre Celtique comme les Cappuccinos, Cafe Latte et autre Mocha qu’on achète et qu’on boit on-the-go sur le chemin du bureau) on place, aux choix, les éléments de base d’un Full Irish : saucisses, « Rashers » (bacon), boudin blanc, boudin noir, champignons, tomates, oeuf au plat, ketchup. Le tout est soigneusement entortillé dans du papier aluminium pour rester bien chaud jusqu’à ce qu’un représentant de commerce ou un ouvrier affamé en fasse l’heureuse acquisition. C’est un petit-déjeuner affectionné par ceux qui font nos routes, placent les câbles d’alimentation en eau ou en électricité, bâtissent et réparent nos habitations ; ils ont froid l’hiver et chaud l’été, ce sont des travailleurs de force qui méritent bien de se réconforter avec ce qui les remplit bien alors : Respect !
Pour la chanson, à vous de voir. Elle est restée six semaines numéro un des classements irlandais en 2006, et meilleur vente de l’année devant Shakira, car les Irlandais adorent l’humour et l’autodérision sans concession.



See also: Jumbo Breakfast Roll.

Autre palette, une série de caricatures de la vie irlandaise en duo avec Jon Kenny sous le nom « D’umbelievables », littéralement « les incroyables », qui désigne plus les caractères et comportements dépeints dans des sketches décapants. Grands succès des années 90, les personnages les plus emblématiques sont ces deux policiers d’un petit village des environs de Limerick, qui animent l’émission « Crimebusters », un programme ayant existé à la télé irlandaise en d’autres temps pas si lointains, où de gentils gardai donnaient des leçons de civisme et lançaient des appels à témoins façon rubrique des chiens égarés. Dans la vidéo suivante, alerte accent local !!





« D’unbelievables », qui ont placé Pat Shortt au rang de phénomène de société, rappellent nos Inconnus, qui s’étaient donné une même mission. Au premier visionnage de cette vidéo, un sketche m’est évidemment venu à l’esprit : La Police, que je ne peux m’empêcher de mettre ici parce que je suis fan, et pour nos amis irlandais curieux, qui aimeront peut-être comme l’Irish lui-même a aimé.



Mad stuff all together lads !

jeudi 10 janvier 2008

Galette of the Kings, a slice of French Culture


Chers Amis de la France !

As you know, France has many customs… mostly an excuse to gather, eat, drink and have fun together! And there is one great custom we have in January… la Galette des Rois… France being a laic country… we celebrate Epiphany… eating a great frangipane cake… France being a Republic… we celebrate epiphany by having a king…only for the day…only if you find the ‘feve’…
Now, of course, all this is not possible without something decent to drink with… and some fun and games…

So if you want to share a piece of cake…I meant… culture with us, please come along on the 19th January 2008 for our Galette des Rois, at the Alliance Française de Dublin, Kildare Street, from 14h00 as we welcome families and children…


This event is by invitation only so please book early!


Cost is minimal for members (as usual) with 10 euros per adult and 5 euros per children… If you are not yet a member (now this is bold…), add 5 euros… or join!!!

For more info and to book, visit www.afi.ie.
AFIment Votre

Xavier de Bustos
Vice-President AFI

dimanche 6 janvier 2008

Meilleurs Voeux: All the best in 2008

Aujourd'hui c'etait l'Epiphanie. Ca veut dire que Noel c'est fini, et les vacances avec. Il est temps de demonter les decorations et de passer a autre chose.
La St Valentin par exemple. C'est deja prevu. Ce qui est bien c'est que nous, simples consommateurs mortels, n'avons a nous preoccuper de rien. Notre programme fetes-depenses de l'annee est etabli par de tres bienveillants et plus avises que nous. Pratique. Ne reste plus qu'a presenter gentiment la carte de paiement.

Voici en tous cas une famille qui va avoir du boulot dans les prochains jours:







Cette maison se trouve en Dublin 8 (Inchicore). Si vous la cherchez, en temps de Noel, prenez le Luas (tram) direction Tallaght, descendez a l'arret Blackhorse et la demandez, on vous l'indiquera immeditament.
Des photos sont regulierement publiees dans la presse et la famille a meme participe a un concours aux Etats-Unis, d'ou vient cette idee lumineuse.
Chaque annee quelque chose est ajoute a la collection, parait-il. Chaque annee en route pour l'aeroport je fais halte chez des amis qui vivent a une rue, et je ne manque pas de lui rendre une petite visite. Par contre j'ai renonce a chercher la petite nouveaute. Je fais juste un "ouah c'est beau mais c'est ridicule mais c'est bien fait mais c'est trop" et je continue ma route.

This house is located in Dublin 8. It has to be the kitschest and most luminous thing in Ireland around Christmas and New Year time ! I visit it every year on my way to the airport as I stop by a couple of friends, traditionnally.

Lightning your house is a strange mania that comes from the US. More and more people adopt the habit as they become more comfortable with the money they can spend (and forget about their carbon footprint for a while...); they either imitates what they see in movies, or more likely US relatives of them, or what they themselves used to do when they lived there.

This particular house is regulaly pictured in the press and has even entered a competition in the US. If you want to see it around Christmas this year, take the Luas towards Tallaght, get out at the Blackhorse stop and there just ask. It's a few streets away and there surely will be somebody to show you the way.

lundi 24 décembre 2007

Christmas cards


Dans les deux semaines précédant Noël la tradition veut qu'on envoie et reçoive des Christmas Card, au mieux une par relation familiale, amicale, et professionnelle. Il est de bon ton de souhaiter un Joyeux Noël et, tant qu'on y est, une Bonne et heureuse Nouvelle Année avant le Jour J.

Les Christmas Cards sont une manne phénoménale pour les commerçants et les associations caritatives qui en vendent a leur profit et remportent un grand succès. Depuis quelques années la concurrence d'internet est rude. Le prix et les chiffres de vente se sont effondrés de moitié.

En tant que Francais-e on serait tenté-e, pour répondre, de garder le sympathique geste pour la nouvelle année, mais envoyer une carte de Meilleurs Voeux après les fêtes, ça serait tout simplement bizarroïde aux yeux des amis irlandais. A Rome....

On collectionne donc les Christmas cards qui arrivent par la poste ou sont laissées sur notre bureaux par les collègues les plus attentionnés, ou tout simplement tendues de la main à la main (ça, ça fait bizarre!). Elles décorent la maison: on commence par la cheminée, puis les étagères, et si on est très populaire la collection s'étend à plusieurs pièces, qu'on garde jusqu'au 1er de l'An.

Cette année beaucoup de e-Christmas cards, entre ceux trop feignants ou mal organisés pour passer deux ou trois heures à mi-décembre pour écrire et poster, et ceux conscients qu'une Carte de voeux c'est du papier, donc un arbre, etc.
La tradition ne nous a pourtant pas oubliés et le salon était bien douillet, réchauffé par ces petits gestes symbole d'amité (de la part de ceux dont on sait que ce n'est pas une gageure obligée :).

Christmas House


Chez les voisins


Chez nous





dimanche 16 décembre 2007

Fairytale of New York, the ultimate Irish Christmas song

La "Christmas song" irlandaise par excellence c'est Fairytale of New York des Pogues: l'histoire d'un coup de foudre un soir de Noel a New York, une relation vacillante et une grosse deprime un Noel suivant, sur fond de diaspora irlandaise, d'ambitions decues mais d'espoir intact. Les noms d'oiseaux volent mais la passion subsiste. Les irlandais sont les italiens du Nord. Mis en chanson, c'est culte.




Pour vos soirees karaoke:

It was Christmas Eve babe
In the drunk tank
An old man said to me, won't see another one
And then he sang a song
The Rare Old Mountain Dew
I turned my face away
And dreamed about you

Got on a lucky one
Came in eighteen to one
I've got a feeling
This year's for me and you
So happy Christmas
I love you baby
I can see a better time
When all our dreams come true

They've got cars big as bars
They've got rivers of gold
But the wind goes right through you
It's no place for the old
When you first took my hand
On a cold Christmas Eve
You promised me
Broadway was waiting for me

You were handsome
You were pretty
Queen of New York City
When the band finished playing
They howled out for more
Sinatra was swinging,
All the drunks they were singing
We kissed on a corner
Then danced through the night

The boys of the NYPD choir
Were singing "Galway Bay"
And the bells were ringing out
For Christmas day

You're a bum
You're a punk
You're an old slut on junk
Lying there almost dead on a drip in that bed
You scumbag, you maggot
You cheap lousy faggot
Happy Christmas your arse
I pray God it's our last

I could have been someone
Well so could anyone
You took my dreams from me
When I first found you
I kept them with me babe
I put them with my own
Can't make it all alone
I've built my dreams around you


Le secret d'une oeuvre culte c'est son universalite. Le dernier paragraphe est la quintessence de la poesie de Shane McGowan, et c'est aussi le scenario classique avec lequel on debute ou termine une dispute, notamment entre gens de deux pays:
- Tu as vole mes reves lorsque je t'ai trouve
- Je les ai la avec moi, je les ai mis avec les miens, je n'y arriverai pas seul, j'ai construit mes reves autour des tiens.
Ou quand on demande pour la "n"ieme fois, avec un sens mesure du drame (latinite oblige), un peu de consideration pour le "sacrifice" qui a ete fait en quittant un pays civilise avec TGV et Secu, retraite et service public, voire des etudes et une carriere pour venir dans cette ile, qu'on ne veut pourtant jamais plus quitter coute que coute... et que vient en reponse, en cadeau de Noel un peu particulier, une offre d'emigration, plus pres de "la maison", sur le continent, pour un petit moment, en gage de compromis et pour continuer (ensemble) l'aventure.

La suite de ce blog pourait donc etre Fairytale of Bruxelles, sans remettre en cause ce qui a ete commence ici. Mais ca, c'est une autre histoire... :)

Guinness Christmas Advert

Chaque annee elle revient, avec son habit d'hiver blanc plutot rare en Irlande, sa douceur nostalgique, et des images d'icones et de lieux familiers.


mercredi 12 décembre 2007

Droit au But sur RTE

Ce soir l'OM etait a l'honneur sur RTE. Pas seulement sur le cable, en catimini pendant que des matchs plus importants sur la scene europeenne retenaient l'attention de tout le monde. Non, sur RTE, en vedette, devant tout un tas de telespectateurs qui se demandaient si l'OM allait reiterer l'exploit, une nouvelle victoire sur son terrain, apres avoir battu et, il faut bien le dire, embarasse, voire humilie, Liverpool sur son terrain. Un privilege rare que peu d'equipes en Europe ont su ajouter a leur palmares.

Chaque irlandais qui s'interesse au foot est supporter d'une equipe anglaise, qu'il se choisit dans son enfance au hasard, vu que le foot irlandais, c'est pas ca... un peu "crap" voire carrement "hopeless", selon les sources. Liverpool compte bien entendu son lot de supporters irlandais, ce soir grossi d'une floppee de suporters occasionnels, solidarite geographique, "malgre tout", oblige, ou bien de curieux decide a etre neutres au nom d'un certain exotisme et de la cocacite du temps des affaires et de Tapie.

Une belle occasion de briller a travers le foot, comme on aime le faire a Marseille, vu qu'a part le soleil et Zidane on n'a pas grand chose pour briller aux yeux du monde. Rate. L'entree des joueurs etait belle et enthousiaste, coloree et en chansons, dans la pure tradition velodromienne. Puis en 2mn c'etait plie. Liverpool a gagne sans aucun effort. Ebarassant. Que dis-je, humiliant. A oublier. On oublie.

Carrement crap le foot francais.

lundi 3 décembre 2007

Ca sent le sapin... on The Late Late Show


C'est bientot Noel, et c'est pas forcement un cadeau.

Noel commence au lendemain d'Halloween, c'est etabli. Les boutiques sont alor pretes, des aout - septembre, les decorations font leur apparitions, les Peres Noels et les Rennes en plastique sont en ambuscade pres a degainer leurs sourires et leurs slogans.
Chez les bouchers on sort les traditionnelles pancartes "Commandez des a present vos dindes et vos jambons" (Order your Turkey & Ham now). Traditionnellement le 24 on fait bouillir, un jambon, qui finit gentiment de rotir pendant la messe de minuit. Au retour, petit Jesus est ne et on peut festoyer avec des sandwichs au jambon frais. Le lendemain, c'est la dinde qui passe au four.
Au supermarche, les offres promotionnelles et les petits timbres collection qui nous permettent d'aller passer des weekends a prix gentils dans de jolis B&B a la campagne c'est fini. Suspendus pendant le mois des courses en folie, evidemment. Il faut parcourir les rayons sous la torture de chants de Noel (Christmas Caroll) larmoyes par des groupes plus ou moins a la mode, et ce sont des voix enfantines qui accompagnent la frustration de se voir arracher par la caissiere 3 jours de salaire pour du pain et la bouteille de lait en 2L familial.

L'une des institutions du Noel irlandais, unique en son genre, c'est le Late Late Toy Show.

The Late Late Show est une emission de variete familiale populairissime qui reflete et fait l'Histoire de la television et des moeurs en Irlande depuis les annees 1960. Trois presentateurs seulement se sont succedes, des energumenes tres mielleux entre Foucault et Sabatier (les presentateurs, pas le philosophe et l'ecrivain, on en est loin...), en anglais on dit "cheesy", avec leurs air de gendre ideal.
Les stars irlandaises de la pop y font leurs debuts voire y passent encore (U2, Corrs, Cranberries / Dolores O'Riordan, Enya, Sinead O'Conor) et croisent sur le plateau des veterans de la folk comme Christy Moore, Shane Mac Gowan (Pogues), The Chieftains ou du Rock (Van Morrison, Horselips). Une sorte de Later with Jools Holland (BBC) plus sirupeux, entre Taratata et Sacree Soiree.
Le nom de l'emisison fait reference a son heure de passage: 23h, imaginez un peu si c'etait tard a l'epoque ou il fallait se lever pour la messe le dimanche matin ! Depuis la fin des annees 1990 c'est a la meme heure le vendredi soir.

1.3 millions de telespectateurs irlandais regardent le Late Late Toy Show, rendez-vous attendu chaque annee, une edition speciale debut Decembre pour presenter les nouveautes jeux et jouets et donner des idees aux enfants pour leurs listes a Santa, et aux parents, pardon, a Papa Noel, pour qu'il fasse de jolies surprises.
Temoin perpetuel de son epoque, le Toy Show a vu evoluer les produits presentes: de tres simples (un steak et une orange dans les annees 1960 diraient certains) a disons plus couteux et sophistiques ces dernieres annees, sans surprise.
Le Toy Show est une institution pour tous les Irlandais, petits et grands. On se passe la fievre de l'attente puis la magie du moment de generation en generation, et l'emission est un tendre souvenir pour quiconque a grandi dans ce pays. Il est des foyers ou la soiree du Toy Show est bookee... certains jeunes aiment rentrer chez eux pour le regarder en famille comme quand ils etaient petits. Heureusement, dans la Casa Cafe Waterford, l'Irish est trop occupe... et n'est pas tres fan de Pat Kenny de toute facon.

Je vous offre (genereusement) deux extraits de l'emission de ce weekend (c'est cheesy mais c'est joli), pour vous mettre en bouche pour Noel. A regarder avec une cup'a tea bien chaude a la main.