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mardi 5 juin 2007

Environnement: chacun s'adapte... a sa facon - Different ways of saving the planet !

  • Sauvons la planète


Le biofuel serait plus lucratif que la coca, note le Guardian, et entraîne donc son lot de massacres: des groupes armes chassent les paysans pour s'approprier leur terres et y cultiver des Palmiers pour leur huile, un marche juteux a destination des pays qui se convertissent au bio-carburants. Bio ne rime quasiment jamais avec equitable, c'est bien connu... mais le Guardian souligne la un developpement bien inquietant !!

Massacres and paramilitary land seizures behind the biofuel revolution· Colombian farmers driven out as armed groups profit · Lucrative 'green' crop less risky to grow than coca by Oliver Balch in Mutat and Rory Carroll in CartagenaTuesday June 5, 2007 The Guardian

Le Monde n'est guere plus rassurant:

"Aujourd'hui, les biocarburants ne représentent que 1 % de la consommation mondiale des transports routiers. Mais les effets de leur développement se font déjà fortement sentir. Sur les cours du maïs ou du soja, dopés par la demande, et sur les surfaces cultivables disponibles. "Il faudrait deux planètes pour remplir les estomacs, remplir les réservoirs, et préserver l'avenir de la biodiversité", résume Michel Griffon, responsable du département agriculture et développement durable de l'Agence nationale de la recherche.
En Asie du Sud-Est, des forêts tropicales humides sont détruites pour laisser à la place à des plantations de palmiers à huile, faisant disparaître de précieux "puits de carbone". Au Brésil, les plantations de soja gagnent du terrain sur la forêt amazonienne, "poumon" de la planète. Aux Etats-Unis, les cultures de maïs destinées à la fabrication d'éthanol nécessitent l'exploitation de nappes d'eau fossiles. En Europe, les biocarburants sont cultivés sur des zones autrefois laissées en jachère, utiles au maintien de la biodiversité. Enfin, la culture de ces plantes nécessite l'utilisation d'engrais et de pesticides polluants. Des organisations écologistes européennes réclament aujourd'hui un moratoire, en attendant le développement de biocarburants de deuxième génération, plus performants et respectueux de l'environnement. Mais l'agro-industrie pourra-t-elle attendre une ou deux décennies ?"

Les biocarburants contestés
LE MONDE POUR MATINPLUS 05.06.07 07h48 • Mis à jour le 05.06.07 10h50

  • La Norvège mobilisée pour l'environnement

Après l'Algérie et les Etats-Unis, la Norvège, témoin sensible du réchauffement climatique, est le pays hôte de la Journée mondiale de l'environnement, célébrée le 5 juin. Cette action lancée par l'Assemblée générale des Nations unies en 1972 demeure tristement au cœur de l'actualité. Dans le cadre de l'Année polaire internationale, le thème retenu est "La fonte des glaces : une question brûlante ?" Le slogan met en lumière les effets des transformations de l'environnement polaire sur les climats du monde entier. Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) dispose à cet effet d'un site spécial disponible en quatre langues dont le français. A butiner, de superbes photos et un abécédaire sur les "77 façons de célébrer l'évènement". Egalement conseillé, le site officiel de l'ambassade de Norvège en France fournit les clés pour mieux cerner les enjeux de l'action. Enfin, pour ceux qui ont quelques notions de norvégien, le site officiel du pays hôte donne les programmes, mises à jour des conférences et le programme spécial sur les "perspectives nordiques" qui se tiennent les 4 et 5 juin à Tromsø.


World Environment Day - UN Environment Programme

Source: Check-list Le Monde - Newsletter 5.06.07

vendredi 4 mai 2007

Incompetence... vous avez dit Incompetence?


Bruno Rebelle, conseiller de Ségolène Royal, s'inquiète des erreurs et des approximations du candidat de l'UMP sur le dossier très sensible et particulièrement stratégique qu'est le nucléaire.

Nicolas Sarkozy, qui avait été en charge du dossier en tant que ministre d'Etat*, ministre des finances, du budget et de l'industrie, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal [lors du debat mercredi] et ignorait que l'EPR est un réacteur nucléaire de troisième génération.

Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France. La part du nucléaire dans la production d'électricité est de 78%.

En revanche le chiffre annoncé par Nicolas Sarkozy de 50% ne correspond à rien !

Enfin, concernant la disponibilité des ressources d'uranium, les chiffres cités par Ségolène Royal sont ceux donnés par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique et l'Association mondiale de l'énergie nucléaire. Selon ces agences, les réserves d'uranium sont estimées à 30 ans de fonctionnement des réacteurs actuels dans le monde, pour un coût de production inférieur à 40$ par kg d'uranium, et qui augmentent jusqu'à 80 ans de fonctionnement si on accepte un coût de 130 $/kg.

Nicolas Sarkozy évoque des ressources « prévisibles » bien supérieures en oubliant de préciser que le prix d'exploitation de ce minerai serait alors incompatible avec la compétitivité de la production électronucléaire.

* et de la formidable gestion de la catastrophe de Tchernobyl avec pour effet de nous proteger tous du mechant nuage radioactif qui, nous nous en souvenons, s'est arrete aux frontieres belges et allemandes. Pauvres voisins... apres tout ils l'ont surement merite: c'est bien eux qui invente le totalitarisme politique, la Shoah, qui ont a rougir de leur passe. Les belges c'est pire: ils se sont fait envahir comme des benets pour nous laisser nous envahir alors que la France avait tout bien barricade sa frontiere avec les mechants teutons - souvenez-vous, la ligne Maginot, 39-40...

Vous avez dit bourde??

!!!

mercredi 18 avril 2007

Sego V Bayrou: Ecologie, Europe, Afrique

Je ne suis pas d'accord avec tout, notamment la position exprimee sur le Traite Constitutionnel europeen, pour lequel j'etais partisane d'un vote utile positif, afin que des fous furieux comme Sarko (je ne parle meme pas de l'autre decati) ne puissent pas revenir sur la question et enterrer tout bonnement le projet d'accord sur des pratiques communes pour la communaute de 27 pays membres (indispensables, y compris en matiere sociale qu'un accord sur le processus decisionnel aurait pu forcer par la suite, accordant plus de poids au Parlement, plus favorable), et que des Francais oubliant que notre pays a ete a l'origine de l'Union proclament sans fards qu'elle est desormais du passe, comme ca, ignorant les 26 autres partenaires qui continuent a aller de l'avant en attendant que nous nous soyions mis d'accord sur la facon de rattrapper le train en marche !!
Je pense que des gens comme ceux du Reseau Ecologiste pour l'Europe Politique ont contribue a la defaite d'un pragmatisme inspire, en faisant porter les debats sur des problematiques franco-francaises, a travers le prisme d'une seule ideologie et agitant la promesse d'un Plan B qui ne devait (et ils le savaient) jamais venir. En cours d'Utopie j'etais souvent premiere mais il y a des limites...

Il y a cependant des choses interessantes dans cet appel, sur Jospin, les Verts (pour qui mon coeur balancait jadis, les Verts, pas Jospin), l'Europe, l'Afrique, les ralliements de circonstance, les "petits"candidats et leurs electeurs qui ont leur carte a jouer aux legislatives et doivent peser des le 1er tour. C'est long mais a le merite d'etre bien argumente.

Questions aux bayrousistes qui ont le droit de defendre leur candidat, et leur choix: que pensez-vous de cet apel ? Ca m'interesse, j'ai ete moi aussi seduite un temps par les positions europeennes de Bayrou, et j'ai ete la premiere a defendre son bus au colza, a fustiger ceux qui le raillaient avec mepris.

Le "Réseau écologiste pour l'Europe politique" appelle à voter pour Ségolène Royal lors des élections présidentielles françaises

Chers Amis

Nous vous écrivons cette lettre pour vous expliquer pourquoi nous avons décidé d'appeler à voter Ségolène Royal lors des élections présidentielles de dimanche, alors que nous avions soutenu pendant longtemps François Bayrou.
Lors des élections européennes de juin 2004, nous avions été très intéressés par la position de François Bayrou qui disait vouloir créer une nouvelle majorité rassemblant centristes, socialistes et écologistes.
Cela allait permettre de sortir de l'alternance Droite / PS que l'on voyait se reproduire continuellement au Parlement Européeen (avec un partage systématique des postes entre les deux groupes). Cela allait permettre aussi de sortir de la politique de cohabitation en France qui a amené la gauche à être complice de divers massacres et coups tordus en Afrique noire.
Aussi, nous nous sommes tenus informés des positions de Bayrou depuis juin 2004, et nous le soutenions pour cette élection présidentielle, il y a six mois encore.
Mais, il s'est révélé de plus en plus décevant ces derniers temps, alors que dans le même temps Ségolène Royal faisait des déclarations de plus en plus intéressantes.

En ce qui concerne la politique militaire de la France en Afrique et les ventes d'armes françaises dans les pays du Sud, on constate que Ségolène Royal a déclaré qu'il fallait un contrôle du Parlement sur ces questions, alors que Bayrou a pris comme conseiller Jean-François Probst, un proche de Foccart et Pasqua, et l'un des acteurs bien connus des réseaux de la "Françafrique" .
En ce qui concerne la Banque centrale européenne (qui gère notre monnaie), Ségolène Royal a dit qu'il fallait modifier ses statuts en ajoutant notamment des objectifs sociaux et des objectifs concernant la croissance et l'emploi, alors que Bayrou s'est dit "en désaccord profond" avec ces propositions en estimant que la Banque Européenne faisait très bien son travail. Bayrou se refuse donc, à l'avance, de prendre la moindre initiative dans les domaines économique et social (vu que le seul outil qui reste à l'Etat, dans notre économie libérale, est le levier monétaire). On constate, du reste, qu'il ne s'est jamais élevé contre la surévalutation de l'Euro, qui détruit nos industries. Dans la même veine, Bayrou a declaré que sa priorité sera de "supprimer les déficits", type de déclaration qui fait toujours plaisir aux banquiers, mais mesure qui sera désastreuse pour notre économie, si elle est effectivement appliquée.
Par contre, Ségolène Royal a pris des positions très fermes vis-à-vis de la Banque Européenne. De plus, elle est le seul des grands candidats à avoir assuré que l'Etat contrôlerait strictement les prélèvements indus que les banquiers font continuellement sur nos comptes courants.
Pour sa part, Bayrou, qui veut se faire passer pour un économiste très sérieux et très compétent (mais qui a juste une formation de professeur de lettres, et qui n'a malheureusement pas étudié Keynes à l'ENA) a choisi de laisser faire aux banquiers tout ce qu'ils désirent.

En ce qui concerne ses propositions concernant l'environnement, il faut remarquer que Bayrou obtient 13 sur 20 (grâce au coaching de Corinne Lepage) dans le récent classement opéré par " l'Alliance pour la Planète" (regroupement d'ONG écologistes), juste après Besancenot qui obtient 13,5. Dans ce même classement, Dominique Voynet obtient sans surprise 17,5 sur 20, tandis que Ségolène Royal est notée 16/20 à égalité avec José Bové !
(Quant aux autres qui n'ont pas la moyenne : Marie-Georges Buffet obtient 9,5 ; Nicolas Sarkozy 8,5 ; Philippe de Villiers 7 ; Jean-Marie Le Pen, Frédéric Nihous et Arlette Laguiller arrivent derniers avec 6 sur 20)
Ainsi Ségolène Royal arrive largement en tête des candidats non exclusivement écologistes pour ses propositions concernant l'environnement. Et cela vient s'ajouter à son passé de ministre de l'Environnement et à sa pratique à la tête de la région Poitou-Charentes.

En ce qui concerne, le droit des femmes, il est clair que Ségolène Royal est celle qui va mener les actions les plus énergiques dans ce domaine, notamment pour ce qui est de la lutte contre les violences, contre l'excision ou contre les mariages forcées. Alors que l'on constate que les autres candidats ne parlent jamais de ces questions.

Par ailleurs, si, d'aventure, François Bayrou était élu Président de la République, son gouvernement prétendant rassembler la gauche et la droite serait effectivement un "rassemblement" , mais un "rassemblement" de loups, d'ours et de renards surgis de divers bosquets, qui viendraient se disputer leur nouveau territoire de chasse, en se présentant comme de gentils moutons guidés par la houlette du bon berger Bayrou. Ce gouvernement de "rassemblement" de Bayrou serait la pire des cohabitations que l'on puisse imaginer, car gauche et droite ne cesseraient de s'y déchirer.

Les écologistes n'auraient de toute façon rien à gagner à ce gouvernement, car ce sont eux qui seraient les premiers sacrifiés sur l'autel de l'union droite-gauche que prétend vouloir réaliser Bayrou (comme on le voit en Allemagne avec la coalition actuelle), malgré la présence de Corinne Lepage (qui n'a pas de poids electoral, et qui tient surtout à obtenir un nouveau poste de ministre).
Par contre, Ségolène Royal a déjà fait ses preuves en tant que Présidente de la région Poitou-Charentes pour appliquer une politique associant le social et l'écologie. Cette politique qui est aussi celle appliquée par Delanoë à Paris n'aurait donc pas de peine à trouver une majorité cohérente.
Maintenant, il existe un risque que Ségolène Royal ne soit pas présente au second tour, si les votes écologistes et de gauche se dispersent trop sur les petits candidats (D. Voynet, J. Bové, O. Besancenot, etc.). Il est donc important que tous les électeurs écologistes et de gauche se rassemblent autour d'elle dès le premier tour des Présidentielles. Il sera toujours temps de voter pour les candidats des petits partis lors des élections législatives qui vont suivre.

En définitive, Ségolène Royal est la personne qui nous apparaît capable de créer la nouvelle majorité dont la France et l'Europe ont besoin : une nouvelle majorité rassemblant socialistes et écologistes.
Elle a en même temps réussi le tour de force de débarrasser le PS de l'influence du triste Lionel Jospin qui a déshonoré la gauche en tolérant le voile islamiste dans l'école laïque lorsqu'il était ministre de l'Education nationale, et en instituant la censure sur l'Agence France Presse Afrique lorsqu'il était Premier Ministre (afin de dissimuler les mauvaises actions de son gouvernement) .
Elle a aussi réussi à réconcilier les partisans socialistes du Oui et du Non dans l'idée de la construction d'une véritable Europe politique et sociale qui ne serait point une zone de libre-échange inféodée à l'Amérique.

Il est vrai qu'il y a un an nous étions très hostile à Ségolène Royal à cause de sa personnalité. Mais il faut reconnaître qu'elle fait des déclarations très intéressantes depuis plusieurs mois et qu'il y a une grande cohérence dans son programme. Il est probable qu'elle est invivable dans la vie quotidienne, mais son immense toupet et sa bonne conscience à toute épreuve ne peuvent être que des atouts lorsque l'on est Président de la République.

Par contre, la seule ambition de Bayrou (qui a le besoin affectif d'être approuvé par tous) est d'être reconnu comme "Président" ; et, une fois élu, sa seule politique sera d'essayer (vainement) d'établir le consensus autour de sa personne. Il évitera de prendre la moindre mesure originale et son action se limitera au "plus petit commun dénominateur" .


Enfin, pour permettre le renouveau du Parti des Verts, les écologistes ne doivent pas hésiter à rejeter la candidature de Dominique Voynet. Elle ne s'est jamais vraiment intéressée à l'environnement et personne ne l'a jamais entendu exprimer la moindre idée novatrice ; pour servir son ambition personnelle, elle a fait exploser le parti des Verts au début des années 1990 avec l'aide des transfuges de l'extrême-gauche ; dès cette époque, elle avait renoncé aux "fondamentaux" de l'écologie politique des années 1980 en s'opposant aux propositions de contrôle démographique faites lors de la Conférence sur la population organisée par l'ONU au Caire en 1994 ; elle a accepté d'être ministre dans le gouvernement Jospin et elle a contribué ainsi à ce que les Verts ne contestent plus les interventions militaries clandestines de la France en Afrique ; lors du référendum sur la pseudo-constitution européenne, elle a milité pour le Oui, et donc pour la destruction de l'Europe sociale et politique et pour son remplacement par la Zone eurasiatique de libre-échange.

Pour fermer la trop longue parenthèse Voynet et pour reconstruire un authentique Parti écologiste français à partir des Verts, il est donc important que Dominique Voynet recueille le moins de voix possible et que tous les écologistes votent pour Ségolène Royal. Il sera peut-être alors possible pour les Verts de faire revenir les militants de base du Mouvement Ecologiste Indépendant, parti qui a conservé quelques idées intéressantes, même si Antoine Waechter est lui aussi très insuffisant.

Pour toutes les raisons ci-dessus, pour éviter un nouveau gouvernement de "cohabitation" dirigé par Bayrou, pour sanctionner l'arrivisme des dirigeants écologistes officiels et pour que les choses évoluent positivement en France, le Réseau écologiste pour l'Europe politique appelle donc tous ses membres et correspondants à voter pour Ségolène Royal dès le premier tour.

Amitiés à tous


Journaliste, Spécialiste de l'Afrique noire

mercredi 28 mars 2007

Votons pour la Planete, Fondation Nicolas Hulot

Communique de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme. Si vous y allez vous qui etes au pays vous me direz si c'etait un poisson. Je me contenterai d'un sms, c'est sans risque :p.
En esperant qu'on aie pas un poisson de Mai le 6 au soir.

Ce dimanche 1er avril « VOTONS POUR LA PLANETE »à 17h - Grand Rassemblement au Trocadéro à Paris ! Rendez-vous au pied des marches menant à l’esplanade.
Les ONG environnementales, avec la Fondation Nicolas Hulot, s’unissent dans un appel commun « Votons pour la Planète ! ».
Rassemblons-nous 1 heure pour manifester notre détermination : les engagements écologiques des candidats doivent être tenus !
Portons un foulard de la couleur de votre choix en symbole de votre engagement.
Pour en savoir plus, cliquez-ici www.pacte-ecologique-2007.org
Vous ne pouvez pas être à nos côtés pour ce grand rassemblement ? Participez en envoyant le mot PLANETE par SMS au 61617 Vous pouvez également nous soutenir depuis les DOM. Envoyez par sms PLANETE au 6007 pour La Réunion, et au 96007 pour les Antilles (0,35€ + prix d'un sms)
Mobilisons-nous. Merci de diffuser cet appel à vos proches. Téléchargez le Flyer
Je compte sur vous !

Nicolas Hulot
Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme

jeudi 1 février 2007

Desir d'Ecologie

On entend partout elle n'a rien a dire, elle ne sait pas ce qu'elle veut, elle n'a pas d'idees.... Mais si elle en a de tout ca ! Pour etre bien informe: Desirs d'avenir , en particulier les rubriques Actualites et "Ce que j'ai dit sur... ".

Par exemple: ECOLOGIE


[31/01/07]
Je réaffirme solennellement ma détermination à faire de la France le pays de l’excellence environnementale: Ségolène Royal a confirmé devant les représentants du Comité de veille écologique son engagement au Pacte écologique.

"Cette nécessité d’agir m’est apparue dès le Sommet de la Terre à Rio en 1992 où, Ministre de l’Environnement, je représentais la France. Plus récemment, dans la Région que je préside, j’ai montré la voie. J’ai construit notamment le premier "lycée Kyoto" d’Europe, fonctionnant sans énergie fossile et utilisant des biomatériaux. J’ai développé la filière "bois énergie" et la récupération d’eaux pluviales. J’ai créé avec les associations les emplois verts."

"Ma priorité sera la lutte contre le changement climatique. Les experts du GIEC, réunis depuis lundi à Paris, nous disent que nous n’avons que dix ans pour agir, dix ans pour contenir le réchauffement global dans la limite de 2°C. Les citoyens sont inquiets. Ils ont raison. Ce sont nos enfants qui souffriront de l’incurie des décideurs ou qui bénéficieront de notre courage. Il va falloir faire des choix difficiles. Je suis prête à faire ces choix, car je sais que ce sont des choix indispensables.
Je veux mettre en œuvre une politique énergétique ambitieuse et réaliste, fondée sur les économies d’énergie, la promotion de l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables décentralisées. Cela signifie un programme d’isolation dans l’habitat ancien portant sur 100.000 logements par an. Cela signifie que plus un seul permis de construire ne sera attribué s’il n’intègre pas l’usage des énergies renouvelables. Cela signifie imposer la vérité des coûts sur le transports de marchandise par la route pour orienter le trafic vers d’autres options plus économes. Cela signifie développer les énergies renouvelables pour atteindre le seuil de 20% en 2020. Ce développement permettra alors de réduire la part de l’électricité d’origine nucléaire.
Cette politique énergétique doit être ambitieuse car nous avons aussi une responsabilité planétaire. Si le changement climatique affecte tous les pays du monde, les plus démunis seront aussi les plus vulnérables. Par ailleurs, nous ne pouvons tolérer qu’il y ait encore, dans le monde en développement, 2 milliards d’habitants qui n’ont pas accès à l’énergie. Les pays développés ont une responsabilité plus importante et plus ancienne. L’excellence environnementale est aussi un engagement de solidarité. "

"Enfin nous devons être lucides. Les ressources pétrolières devenant rares, les tensions et les conflits pour contrôler ces ressources risquent de se multiplier. Réduire notre dépendance au pétrole c’est conjurer ces périls. Fonder le développement global sur les énergies renouvelables c’est promouvoir la paix. On ne fera pas la guerre pour contrôler le soleil ou le vent !"

"Il est temps d’engager une réflexion de fond sur la qualité de la croissance. Si cette croissance reste le moteur de notre société, nous ne pouvons continuer à alimenter ce moteur en prélevant les ressources naturelles au delà de leur capacité de régénération. Nous ne pouvons continuer à faire fonctionner ce moteur en accumulant des polluants et des déchets au-delà des capacités d’absorption de notre planète. J’engagerai donc un vaste chantier pour réformer la fiscalité écologique afin d’intégrer le coût des impacts environnementaux dans le prix des produits et des services et mettre les instruments existants en cohérence avec le principe pollueur payeur."

Ben alors quoi, elle parle pas bien ? C'est pas sain et frais de se pencher sur ce qu'elle a a dire ?

Ceci concurrence avec un "Je propose de taxer les importations des pays qui ne respectent pas les mêmes règles environnementales que nous", de vous savez qui.

Le changement climatique est la priorite du prochain mandat presidentiel: cela merite mieux que quelques promesses fiscales dont on ne nous dit pas comment elles pourront etre tenues. M. Sarkozy veut remettre tout le monde au travail, bien, mais semble ignorer la necessite de negocier la sortie de l'ere tout-petrole ce qui implique de repenser notre rapport a une croissance que lui veut pleine et debridee: quand comprendra-t-on qu'ainsi on court a notre perte ??? a court terme ! Il n'y a guere plus que GW Bush sur la planete pour mettre en doute le rapport consensuel des scientifiques sur le rechauffement climatique et ses consequences, les mesures a prendre, qui passent par un ralentissement de l'enthousiasme industriel general, pour aboutir a une mutation complete de nos moyens de prodution, de transport, et de nos habitudes de consommation. Mais ce monsieur n'est pas un exemple de clairvoyance. Il n'y a guere que M. Sarkozy pour sembler penser... mais je digresse.

Au fait: Segolene, a ce stade de la competition, ne lance pas a la ronde pour satisfaire les appetits des solutions toutes faites, mais promet bien la mise en route du vaste chantier a la hauteur des reformes a entreprendre que meritent la question environnementale et celle economique. Elle ne joue pas aux Legos, construisant piece par piece un argumentaire electoral: elle pense un projet de societe, d'avenir, qui nous engage au dela de la campagne, du scrutin, et du mandat presidentiel, et merite qu'on prenne la peine de s'attarder a s'y appliquer.

vendredi 22 décembre 2006

Un euro pour sauver la planète ?

Hier j'achetais mon billet retour avec Ryanair. Pour rentrer en Irlande en janvier je dépense moins de 70 euros. Environ 70 euros pour parcourir 2000 km de voyage en environ 8h. C'est magnifique, économique, pratique, j'en suis ravie car sans le low-cost sauce Ryanair je ne passerais pas Noël avec ma famille. J'apprécie. Mais c'est scandaleux. Je suis tout bonnement effondrée sous le poids de la culpabilité et j'enrage à l'idée des déchets que laisse chaque avion dans l'atmosphere. Et pourtant je ne peux pas faire autrement.
Pour l'aller j'ai privilégié l'option train, le moyen de locomotion le moins polluant après la voiture et l'avion. Vol jusqu'à Paris, pour écourter l'épisode polluant, et TGV, merveille nationale dont nous pouvons être fiers. Seulement voilà: le seul voyage en train (Roissy - Marseille) coûtait deux fois le prix de deux vols (Dublin - Londres - Marseille) jusqu'à destination !!
Je ne suis pas un héros... j'ai mes faiblesses... et mon compte bancaire aussi. En avion - train, mon option d'avant low-cost, c'est-à-dire d'avant que Ryanair fasse de Marseille sa nouvelle plate-forme dans le sud de l'Europe, le cadeau de Noël pour ma famille, c'était moi. Ma visite devait leur suffire, foin de cadeaux. En low-cost, je peux faire les frais d'une petite gâterie collective: du bon saumon fumé artisanal comme on n'en trouve pas par chez nous.
Voilà comment on nous attrape, pauvres mouches affamées: avec le miel de la facilité.
Tandis que la prise de conscience que l'avion met la planète en danger augmente sérieusement, le traffic aérien aussi. Les aéroports s'agrandissent, de nouvelles plateformes se développent où les compagnies enchaînent les rotations inter-ville d'employés à coût minimum et de gros avions comme s'ils étaient des bus. Les efforts pour sauver ce qui doit l'être de notre planète et son atmosphère sont réduits à néant jour après jour.
La question est simple: allons-nous dans la bonne direction ? La réponse l'est tout autant: non.
On ne peut plus développer le transport aérien tel qu'on le fait aujourd'hui parce que tout ça ne repose sur rien d'autre qu'une resource vouée à disparaître, et à très court terme: le pétrole. Les investissements, la frénésie de mobilité, de loisir, de luxe abordable sont rendus caducs par la seule pensée de l'après-pétrole dont nous savons tous qu'il nous faut déjà le préparer, et qu'en cela nous ne travaillons pas pour nos descendants mais bien notre génération.
L.e débat sur la solution à ce problème qui ne fait appel qu'à la raison collective ne fait que commencer ! Commencer par peut-être appliquer un euro de taxe symbolique sur le droit de polluer pour son travail ou son plaisir, et surtout combattre ceux qui essaient d'affirmer que la science arrangera tout, que taxer la pollution rendrait les investisseurs boudeurs au point qu'ils en bloqueraient leur bonne volonté d'innovation pour enrayer justement leur pollution... fin du chantage.
Le débat est lancé.


L'avion pour tous, plaie atmosphérique

L'industrie de l'aviation, émettrice majeure de gaz à effet de serre, se retrouvera dans le collimateur de la politique écologique de l'Union européenne à partir de 2011. Le rêve du voyage en avion pour tous bute contre la préservation du climat, constate le Guardian à Londres, qui répond à une question inconfortable pour l'hédoniste moderne : "Quel est le coût environnemental du vol ?" Un blog écologiste enfonce le rivet dans la carlingue. Hors d'Europe, la presse est partagée entre admiration et scepticisme. Le Jakarta Post publie l'analyse d'un pigiste londonien qui souligne le rôle précurseur et la pugnacité des Britanniques dans la lutte contre le réchauffement, depuis Lady Thatcher. A l'opposé, The Australian (Sydney) insiste sur l'impact qu'auront les futures écotaxes sur le prix du billet d'avion. Le titre conservateur du groupe Murdoch cite la réaction byzantine mais résolue de Washington. Pour l'administration Bush, les mesures envisagées "vont saper plutôt qu'encourager les efforts internationaux visant à intégrer un système d'amélioration pour gérer les impacts de l'aviation".

Source: Le Monde Check-List, Newsletter du 21/12/06

lundi 27 novembre 2006

Nicolas Hulot: le Pacte médiatique ?

Ebauche de réflexion sur le thème de la Décroissance et du Pacte écologique du Sieur Hulot.

Un article intéressant sur le site de l'Institut d'Etudes Economiques et Sociales pour la Décroissance Soutenable (un joli nom qui fait sérieux): Nicolas Hulot, le pacte médiatique.

Et pour ne pas perdre de vue les objectifs:
Le Pacte écologique
Fondation Nicolas Hulot

Protection de l'environnement va-t-elle de pair avec un arrêt de la croissance ? Décroissance veut-il dire recul économique ? Peut-on se développer sans centrales nucléaires et agro-industries ? Acheter local et cultiver bio est-il raisonnable ? Energie solaire ou hydraulique, est-ce "soutenable" ? Comment sortir du pétrole avant l'urgence de l'après pétrole ? Peut-on être révolutionnaire et être accroc au Coca Light comme Clémentine Autain et soutenir ainsi la croissance des grands trust (et ne pas se soucier beaucoup d'écologie) ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi
Désirs d'avenir Soutenable
Les Verts
Les Verts - Alliance Libre Européenne
Daniel Cohn-Bendit ("Dany parie sur la plus écolo du PS" dans Libération 9/03/2006)