vendredi 18 mai 2007

Etat de grace ?

N'en a-t-il pas assez, dit, pas assez fait jusqu'a present ? Je suis choquee par cette espece d'etat de grace dont NS beneficie depuis son election. On n'attend pas de la presse ni analyse, ni impartialite, ce temps-la est revolu. Comme si cela ne suffisait pas, tous les moderes de France et de Navarre se laissent emporter dans le tourbillon de folie victorieuse des adorateurs du nouveau Monarque de la Republique.
Attendons de voir, avant de critiquer. Attendons de voir, avant de manifester. Vraiment?? Alors par la magie des urnes le Premier Flic de France qui reve de la Presidence depuis qu'il a six ans et n'a cesse de trahir et ecraser autrui sur son passage pour y arriver s'est transforme telle Cendrillon et sa citrouille en democrate et republicain?? Decidement, l'homme de la rupture a reussi son cou, le rapt des cerveaux.

Mefiez-vous, tout est possible, c'est lui qui l'a dit, et je crois bien que c'est une promesse qui ne va pas engager que ceux qui ont bien voulu la recevoir. Si Chirac a pris le pouvoir pour ne rien en faire, Sarko lui a toujours su ce qu'il en ferait, et quelle trace dans l'Histoire il voudrait laisser. Ses petits potes des affaires et ses amities fascisantes sont la derriere pour le pousser.

C'est trop? Non, non, replongez-vous dans l'Histoire recente de l'Italie. Et je dis bien recente, dans le contexte de la Republique et la democratie des annees 90.

Tiens, puisqu'on parle de fascistes et d'Italie:


Nicolas Sarkozy à l'afficheLe parti de droite conservatrice Alliance nationale de Gianfranco Fini salue, dans les rues de Rome, la victoire de Sarkozy à la présidence française via des affiches où l'on peut lire "Sarkozy gagne, l'Europe change".

L'Alliance Nationale est le FN italien, directement issu d'un ancien parti se reclamant ouvertement du fascisme, mais ayant abandonne cette ligne de la sincerite car elle ne payait pas.

Les priorités, et les pièges, du nouveau "Roi Soleil"

Dérogeant à la tradition, Nicolas Sarkozy a levé son pouce en défilant, "à la JFK", relève le Guardian, sur les Champs-Elysées. "Le message était clair" : cet homme sera "proche du peuple et très visible". Ses priorités : restaurer les valeurs de la "vieille France" (fierté nationale, patriotisme, discipline, travail, sacrifice) pour The Independent, défendre les droits de l'homme et lutter contre le réchauffement climatique, note Xinhua, mais aussi "combattre la paralysie européenne et l'inertie nationale", titre le Daily Telegraph, pour qui le nouvel axe franco-germanique donnera la "migraine" à Gordon Brown, qui soutient l'adhésion d'Ankara. Pour le quotidien conservateur, son élection n'en est pas moins "un signe d'espoir pour la France et l'Europe". Il revient cependant sur les "pièges" qui attendent le nouveau résident de l'Elysée. 957 employés, 61 voitures, 7 scooters, 2 Airbus et 4 Falcon, 10 résidences officielles, un budget qui a explosé de 800 % du temps de Jacques Chirac... de quoi se prendre pour le "Roi Soleil". The Age revient lui aussi sur l'histoire et les fastes de ce "galant palace", quand le Daily Mail s'interroge : Cécilia Sarkozy sera-t-elle sa "femme fatale" ?

Source: Check-list Le Monde, 17 et 18 Mai 2007

mardi 15 mai 2007

Nos amis a poil

Fourrure - Plus de 130 000 personnes ont signé notre pétition. Poursuivons le combat !



Plus de 130 000 personnes ont à ce jour signé notre nouvelle pétition contre le commerce de fourrures de chiens et de chats et beaucoup nous arrivent encore. Grâce à votre mobilisation, nous allons gagner le combat contre cet odieux commerce !
Forte de votre soutien, la Fondation 30 Millions d'Amis poursuit son action au niveau européen pour obtenir l'interdiction définitive et stricte du commerce de fourrures de chiens et de chats.
La nouvelle pétition lancée en décembre dernier a déjà recueilli plus de 130 000 signatures. Elle a été mise en ligne suite à l'adoption d'une dérogation ambigüe par la Commission européenne.
Si cette dérogation était définitivement adoptée par le Parlement, elle encadrerait et légaliserait cet odieux commerce.
Pour éviter le pire, La Fondation remettra dans les prochains jours cette pétition destinée au Président du parlement européen. Elle demande d'adopter sans aucune dérogation l'interdiction de la fourrure de chiens et de chats.
En attendant, la Fondation vous demande de continuer à faire signer la pétition à vos proches et amis.
>> Signer la pétition.
>> Demander à un proche de signer la pétition en ligne.
>> Télécharger la pétition papier.
>> 8 ans de lutte acharnée contre le commerce de fourrures de chiens et de chats.
>> Faire un don à la Fondation 30 Millions d'Amis.

Article publié le : 14-05-07 sur 30 Millions d'amis .fr



dimanche 13 mai 2007

Dans deux ans, la France d'Apres: un acte citoyen d'anticipation

Voici une realisation a la fois litteraire et citoyenne qui devrait plaire a William Wall, qui met lui-meme a disposition une Nouvelle (en anglais) contre l'ultra-securisation de la societe imposee aux individus, au mepris des libertes fondamentale, sous pretexte de menace terroriste, decidement bien pratique et opportune: The Eyeball Bomber, a free story to download.

C'est un militant socialiste, Benjamin Griveaux, qui a écrit, avec un ami qui a décidé de rester anonyme un roman policier d'anticipation intitulé "Deux ans après".

L'enquête se déroule en France, en novembre 2009, après qu'un Président ultralibéral et très sécuritaire ait été élu deux ans auparavant. Vous y croiserez la directrice d'une prison privatisée... .

Plusieurs maisons d'éditions ont été intéressées par le projet, mais elles voulaient le publier après l'élection présidentielle. Les auteurs ont décidé de le mettre gratuitement en ligne par "militantisme littéraire" en sacrifiant leurs droits d'auteur ! Voila les entreprises citoyennes que nous devons encourager et multiplier des maintenant.

Voici le blog où peut être téléchargé gratuitement le roman :

Deux ans Apres
Et si vraiment, tout devenait possible....
Une fiction d'anticipation, peut-etre pas si fiction que ca, a telecharger, pour ne pas dire que nous ne savions pas !!

Details de l'Histoire irlandaise: two Irelands on one island, now in peace ?



The Battle of the Boyne by Jan Wyck
  • Leaders celebrate 'complex, shared history', from The Irish Times 12/05/2007

Taoiseach Bertie Ahern and the North's First Minister Ian Paisley joined each other at the Battle of the Boyne site in Co Meath yesterday in a groundbreaking exercise in celebrating Ireland's "complex, shared" history. Gerry Moriarty and Mark Hennessy report.

Mr Ahern greeted Dr Paisley and his wife Baroness Paisley yesterday morning outside Oldbridge House, beside the battle site, which was, he said, a "special place for the Protestant, unionist and loyalist people of this island".
Both politicians referred to the rich symbolism of the visit on an occasion that was easy and relaxed.
The Taoiseach accompanied the visitors on a short tour of the house, viewed an exhibition in the courtyard and before speaking to the press, took in a view of the battlefield where, in 1690, a defining year in Irish history, King William defeated King James.
"I welcome that at last we can embrace this battle site as part of our shared history," said Dr Paisley, just three days after he and Sinn Féin MP Martin McGuinness formally agreed to lead a powersharing government at Stormont.
He presented Mr Ahern with a musket, in virtually perfect condition, that is believed to have been carried by an officer who fought for King James at the Battle of the Boyne and a year earlier at the Siege of Derry.
The musket was in exchange for the wooden bowl that Mr Ahern presented to the Paisleys in St Andrews in Scotland in October to mark their 50th wedding anniversary. The fallen walnut tree from which the wood was taken to carve the bowl was visible just a short distance away on the battlefield site.
Having also viewed cannon and cannon balls from the period, Dr Paisley joked about Mr Ahern ensuring that the musket, on loan from Ballymena man, Hubert Brown Kerr, was properly decommissioned before it was put on exhibition at Oldbridge House.
The Taoiseach and First Minister also planted a walnut sapling that was nurtured from the fallen walnut tree. Mr Ahern said they did so "in a spirit of friendship and of mutual respect".
The focus again yesterday was on reconciliation, on acknowledging the past but trying to ensure a better future.
Dr Paisley thanked Mr Ahern for his multi-million euro commitment to develop the site as a tourist facility.
Drew Nelson, grand secretary of the Orange Order, said: "We see this as another step towards reconciliation and a recognition of the British tradition in the Republic of Ireland."
He added, however, that Protestants living along the southern side of the Border still felt isolated and suffered intimidation and sectarianism.
Also present yesterday were other members of the Orange Order and the other loyal orders; DUP ministers Ian Paisley jnr, Arlene Foster and Edwin Poots; DUP MP Jeffrey Donaldson; members of the Cabinet Michael McDowell, Dermot Ahern and Noel Dempsey; and Ministers of State Tom Parlon and Mary Wallace.
Minister for Foreign Affairs Dermot Ahern said the visit by Dr Paisley marked "an incredible thawing" of relations".
Saying that he hoped that symbolic occasions such as yesterday would continue, the Minister said the Government had worked closely with unionists on plans for the Oldcastle lands.
"We also see it as a huge advantage for us. Between May and September of last year, 25,000 people came to visit and it is not even an official site yet, and it is not an authorised site.
"We expect that about 100,000 visitors will come. It is going to be a great spin-off. It is a particularly beautiful area. Lots of people would like to come. I would say at least half, if not more, would be from the North."
The Boyne battlefield, said Mr Ahern, had been a location that "would have been regarded by us in the South with some suspicion. It was a place that we wouldn't come to.
"We did not understand it, to a large extent because that type of history wasn't taught in our schools. But a whole lot of issues have been cured in the recent past.
"We are beginning to understand each other and each other's traditions.
"We might not embrace them fully, but we understand them.It is very different now, and we are thankful for that."

The Battle of the Boyne: Heritage Site and History

How the Battle of the Boyne won its place in History: King Billy's 1690 victory was a minor military triumph, but a landmark in British affairs, in The Guardian.co.uk

Paisley and Ahern visit 1690 site , on BBC.co.uk


  • Un evenement majeur dans l'Histoire de l'Irlande

An orangist point of view: King Billy, Protestant heroe


It would be difficult to find a battle more indelibly etched into the folk memory of a people than the Battle of the Boyne, which remains as meaningful to Irish Protestants today as it was to their forefathers in 1690. Each year on July 12, thousands of Orangemen march to the sound of tin whistles, accordions and booming lambeg drums to honor the "glorious and immortal memory" of William III, Prince of Orange and King of England. On the day of the Orange Parade, countless street murals throughout Northern Ireland depict "King Billy," as he is affectionately known to the Protestants, heroically crossing the Boyne River on his beautiful white mare. Read full text here.


Un point de vue Orangiste (protestant extremiste): Le Roi Billy, heros Protestant


Il est difficile de trouver une bataille plus ancree dans la memoire collective d'un peuple que la Bataille de la Boyne, qui garde le meme sens aujourd'hui pour les Irlandais Protestants d'Irlande du Nord que celui qu'elle avait pour leurs aines en 1690. Chaque annee le 12 Juillet, des milliers d'Orangistes marchent au son des flutes, accordeons et tambours pour honorer la "glorieuse et immortelle memoire" de William III, Prince d'Orange et Roi d'Angleterre. Le jour de la Parade, d'innombrables peintures murales a travers l'Irlande du Nord depeignent le "Roi Billy", le dininutif affectueux avec lequel les Protestants se referent a lui, traversant triomphalement la riviere Boyne sur sa superbe jument blanche.



Bien sur les Irlandais sont bien moins enthousiastes. La bataille s'est deroulee dans la Vallee de la Boyne entre les troupes catholiques du Roi Jean d'Angleterre, aide de soldats mis a disposition par Louis XIV, et celles protestantes de Guillaume d'Orange. L'enjeu: le Trone d'Angleterre, que les protestants ayant appele Guillaume a l'aide voulaient conquerir, la predominance de la Couronne de France en Europe, et donc d'une puissance catholique, et la nature de la religion dominante en Irlande. Les troupes de Guillaume d'Orange ont defait celles catholiques de Jean d'Angleterre, qui s'est par la suite refugie en France. Le resultat a long terme: la conquete de l'Irlande puis son annexion a la Couronne d'Angleterre.

La division de l'Irlande lors de la creation de la Republique, Etat independant de la Grande-Bretagne, en 1921, resulte du refus des britanniques de laisser une population protestante mais surtout britannique "a l'abandon" dans la Republique promettant de faire allegiance politique et religieuse au Pape a Rome, dans une recherche d'identite en oposition avec l'ancien pouvoir-tyran. Cette population, alors comme ajourd'hui, est surtout concentree a Belfast et alentours, mais la Couronne Britannique par prevention a impose au nouveau gouvernement irlandais de se premunir d'un glacis de protection, en incluant les comtes autour de Belfast, soit la plupart de la Province d'Ulster, un territoire 100% catholique dont la population ne s'attendait pas a etre exclue du nouvel Etat Libre, s'est sentie abandonnee par les hommes politiques qui ont accepte le Traite de Paix en ces termes, et continue la lutte independentiste en lui donnant une coloration identitaire catholique, en opposition frontale avec le pouvoir central britannique encarte protestant. C'est ainsi que le Sinn Feinn et l'IRA se sont developpes sur le theme de la lutte pour la liberation des "freres" abandonnes et opprimes au Nord, tandis que dautres souhaitaient instaurer un esprit d'apaisement et de cooperation, pour que la meme lutte continue en douceur. Mais cela etait impossible vu les rancoeurs accumulees depuis le 17eme siecle.

Car la bataille de la Boyne avait instaure la suprematie d'un pouvoir impitoyable n'ayant de cesse d'ecraser les manifestations de la foi catholique et de l'identite celtique de l'Irlande, sans compter la pauvrete dans laquelle l'Irlande etait abandonnee, l'illustation la plus criante etant la Grande Famine dont les victimes ont mal et peu ete assistees par le pouvoir central, une attitude sans compassion ayant entraine la precipitation de la lutte pour l'Independance, au final imprafaite puisque jamais complete.

Ce morceau d'Histoire qui parait lointain aujourd'hui, est pourtant toujours d'actualite: c'est bien pourquoi c'est sur le site meme de cette bataille (aujourd'hui classe Patrimoine National amenage pour etre visite), le jour de sa commemoration, que le Premier Ministre d'Irlande du Nord nouvellement elu, le Reverend Ian Paisley, et le Premier Ministre de la Republique d'Irlande, Bertie Ahern, se sont retrouves le 11 Mai pour celebrer la fin officielle des Troubles, de la confrontation entre catholiques et protestants, et l'avenement des conditions propices, pour la premiere fois dans l'Histoire de l'ile, a la pleine cooperation de la Nation irlandaise toute entiere, pour la paix et la prosperite.

Instaurer un gouvernement autonome en Irlande du Nord, c'est un peu comme casser le Mur de la honte et reunir les deux Allemagnes. Les memes problemes socio-economiques sont d'ailleurs poses, rendus moins evidents et plus faciles a gerer par le fait qu'une frontiere politique continue encore a exister et qu'un reunification des deux Irlande n'est plus d'actualite, puisque le Nord s'est enfin cree les conditions pour progresser en coordination avec la Republique.

La division de l'Irlande etait egalement la base ideologique des partis et de la vie politique en Republique d'Irlande jusqu'a nos jours. Le donne a change depuis le boom economique des annees 90, hormis pour le Sinn Feinn, mais sa problematique change egalement enfn ces jours-ci. Explications dans des posts a venir.



  • Le role de l'Union Europeenne - role of the European Union

Le programme PEACE pour l'Irlande du Nord: vise à apporter une contribution à la consolidation du processus de paix en Irlande du Nord au titre de l'objectif 1 des Fonds structurels (= aide financiere). Le programme a pour but de favoriser les progrès vers la mise en place d'une société paisible et stable, et de promouvoir la réconciliation dans la région.

Ainsi que la coperation systematique entre acteurs sociaux et economiques des deux cotes de la frontiere. Voir le site Inforegio: Programme communautaire pour la paix et la réconciliation en Irlande du Nord et dans la région frontalière de l’Irlande.

SCADPlus: Northern Ireland: PEACE II programme (2000-2006)
The PEACE II programme is designed to consolidate the peace process in Northern Ireland by channelling finance under Objective 1 of the Structural Funds (= Financial suport to European Regions). The programme seeks to encourage progress towards a peaceful, stable society and promote reconciliation in the region.

Zone PEACE & Reconciliation:





Carte / Map: Inforegio



Le processus de paix ces derniers mois - the peace process in the past months: La "question irlandaise": one island, two Irelands

Pour comprendre, en prise avec le reel: Actualites de l'Irlande du Nord sur le blog de Baudoin Massart, historien, journaliste et chercheur, auteur de "Un ete a Belfast".

Raffraichissant, l'enthousiasme de Maeve sur la question, sur Magique Irlande, rubrique Irlande du Nord.

Si tu ignores Lagardere, Lagardere ne t'oubliera pas

Peu importe les deboires du couple Sarkozy ou meme la teneur de l'article que le JDD voulait publier.
Ce qui est important c'est que le President fraichement elu se permet d'intervenir par le truchement de l'un de ses amis (voir Le changement, le vrai !! ) sur le travail editorial d'un organe de presse, comme seulement Ministre-Candidat il avait interdit la publication d'un livre-temoignage, reparru plus tard sous forme de roman, ce qui n'a pas echappe a la presse etrangere, dont l'irlandais Sunday Tribune qui consacrait le 6 Mai 2007 un article aux etranges pratiques monarchiques du possible President de la Republique Francaise.
Il existe des recours contre la diffamation, des moyens de la prouver et de la punir si elle est averee. La Justice est a l'oeuvre dans ce pays, et le Roi Sarko doit lui confier le respect de ses droits, comme les citoyens qu'il est si enclin a envoyer devant les tribunaux (meme pour reclamer des places en creches, ainsi que promis lors du debat televise du 3/05, ce qui n'en doutons pas incitera l'Etat = Lui a en creer).

  • Un article sur Cécilia Sarkozy aurait été censuré
    13.05.07 15h18

PARIS (Reuters) - Un article du Journal du Dimanche révélant que Cécilia Sarkozy n'aurait pas voté lors du second tour de la présidentielle aurait été censuré par l'actionnaire de l'hebdomadaire, le groupe Lagardère, selon une information parue sur le site internet Rue89.
"Selon nos informations, le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article racontant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour", lit-on sur ce site fondé par d'anciens journalistes de Libération.
Selon eux, leurs confrères du JDD auraient "découvert", en consultant le registre du bureau de vote où était inscrite Cécilia Sarkozy que l'épouse du candidat de l'UMP "n'avait pas voté".
Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire dominical, Jacques Espérandieu, a alors demandé à ses journalistes samedi, veille de la parution du journal, d'appeler Cécilia Sarkozy avant de publier l'information, indiquent les rédacteurs de Rue89.
Cécilia Sarkozy n'a pas voulu faire de commentaire, ajoute le site internet.
"A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy seraient intervenus", affirme Rue89 qui cite notamment Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et Franck Louvrier, son responsable de la communication.
"Finalement, Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l'article soit remis dans un tiroir", affirme Rue 89.
"L'article, illustré d'une photo de la liste d'émargement, mentionnait également de vifs échanges, dans la soirée (du 6 mai), au sein du couple", précise Rue89.
Le Journal du Dimanche n'était pas joignable dans l'immédiat.



Voir: Rue89

jeudi 10 mai 2007

Les Francais de l'Etranger ne sont plus massivement de droite

Consequence logique de l'evolution de la population francaise expatriee qui a double au cours des dernieres annees, avec l'expatriation massive volontaire ou subie de compatriotes etouffant dans une France schlerosee. Les jeunes et moins jeunes, souvent diplomes et au chomage, ayant fui la Chiraquie par gout ou par contrainte, ont vote. La France d'Apres Sarkozy est lancee. En Irlande a ma grande surprise Segolene Royal etait en tete au 1er et 2eme tour (859 voix contre 708 parmi les exprimees, qui ne prennent pas en compte les nombreuses procurations ou ceux rentres en France pour voter). Certaines lecons sont facile a retenir: Le Liberalisme et ses limites ou Irlande: le succès à quel prix ? - Irish success at a cost .


Source: Federation des Francais de l'Etranger - Parti Socialiste

Le résultat de Ségolène Royal à l'étranger (46,01%) se situe moins d'un point en deçà du pourcentage recueilli par notre candidate sur le plan national. Pour nous, militants socialistes à l'étranger, c'est une belle satisfaction. Ségolène Royal améliore de 4,5% le score obtenu par Lionel Jospin au second tour de l'élection présidentielle de 1995. En valeur absolue, le total de voix recueillies par notre candidate double par rapport à 1995. L'évolution sociologique des communautés françaises ainsi que le travail militant conduit depuis des années par nos sections et l'ADFE-Français du Monde sur le terrain expliquent ces résultats remarquables. Ils doivent nous encourager en ce lendemain de défaite. Plus rien désormais ne légitime les affirmations récurrentes sur le vote massivement à droite des Français à l'étranger.

Résultats par grande région du monde :

La répartition des suffrages exprimés par grande région du monde est la suivante : Europe 47,14% (dont Union européenne 34,95%), Amériques 19,55% (Amérique du nord 13,76% et Amérique latine 5,79%), Afrique 18,73% (Afrique du nord 7,39% et Afrique sub-saharienne 11,34%) et Asie-Levant (14,56%).

a.. Afrique : pour la première fois, le Parti Socialiste et la gauche l'emportent en Afrique (52,85%).
Ségolène Royal obtient un résultat historique de 60,03% en Afrique du Nord (39,51% pour Lionel Jospin en 1995). Elle recueille 80,5% des voix en Algérie et 70,5% en Tunisie. Elle gagne en Egypte (55,5%) et l'emporte aussi à Rabat, Fès et à Tanger.

Ségolène Royal recueille 48,17% des suffrages en Afrique sub-saharienne (36,53% pour Lionel Jospin en 1995). Elle l'emporte avec des scores remarquables, parfois même au-delà de 70%, au Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cap Vert, Centrafrique, Comores, Ethiopie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Kenya, à Madagascar, au Mali, en Mauritanie, au Mozambique, Niger, en Ouganda, au Sénégal, Soudan, en Tanzanie, au Togo, en Zambie et au Zimbabwe. Ségolène Royal l'emporte également à Yaoundé.

a.. Amériques : Ségolène Royal obtient 44,28% des suffrages dans l'ensemble des deux continents (35,84% pour Lionel Jospin en 1995).
Elle recueille 43,85% en Amérique du Nord. Elle gagne au Canada avec 53,9% des suffrages. Son score au Québec et dans les provinces de l'est canadien approche 56%.

L'Amérique latine donne 45,30% à notre candidate, qui l'emporte en Argentine, Bolivie, Colombie, à Cuba, en Equateur, au Honduras, Nicaragua et en Uruguay.

a.. Europe : Ségolène Royal obtient 47,94% des suffrages (47,06% pour Lionel Jospin en 1995).
Elle l'emporte dans l'Union européenne à 27 avec 50,24% (50,86% dans l'ancienne Union à 15 et 36,55% dans les 12 récents Etats membres).

Ségolène Royal gagne en Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, Finlande, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Portugal et Suède. Elle gagne à Edinbourg.

Hors de l'Union européenne, elle l'emporte en Albanie, Islande (87%), Macédoine, Moldavie et Norvège.

a.. Asie-Levant : Ségolène Royal recueille 33,27% des suffrages, en progression de plus de 5 points par rapport à Lionel Jospin en 1995.
Elle gagne en Afghanistan, aux Iles Fidji, en Jordanie, au Laos, en Mongolie, au Népal, en Nouvelle-Zélande, Ouzbékistan, au Pakistan, en Papouasie-Nouvelle Guinée, au Sri Lanka, en Syrie, en Turquie et au Yémen. Elle gagne également à Pondichéry, Osaka et Hanoi.

Pierre-Yves Le Borgn'
Premier Secretaire


A voir aussi:
Nous, les Expats Caviars
Pourquoi je suis partie… par Larys, expat a Derry, Irlande du Nord, qui annonce que desormais, c'est decide, elle ne rentrera pas avant au moins 5 annees... (Nota: sans lien avec le PS)

France d'Apres, France agee, de corps ou d'esprit

Echoue dans ma boite aux mails par la magie du SAS - Spam Amical System, cette analyse d'internaute qui m'evite de vous proposer la mienne puisqu'elle est suffisamment claire et limpide. Et edifiante. Je ne fais qu'y ajouter du son.


Deux sources internet pour cette info : Contre Info et Betapolitique


Nicolas Sarkozy : le candidat du troisème âge

Vendredi 4 mai 2007
L'enquête menée par IFOP pour le JDD et M6 sur les intentions de vote au deuxième tour donne gagnant Nicolas Sarkozy, avec 52,5% (-1,5%) contre 47,5 (+1,5) pour Ségolène Royal, avec 9% d'indécis.

Le résultat le plus surprenant de cette étude ne tient pas à ce chiffre, mais au détail de la répartition des votes par tranches d'âges.

En effet Ségolène Royal arrive en tête des intentions de votes dans toutes les classes d'âges situées en dessous de 65 ans.
Si le candidat de l'UMP parvient tout de même en tête c'est qu'il fait un tabac chez les retraités, avec un score atteignant 75% qui lui permet de combler son retard.

Ventilation par classe d'âge du vote Royal :
18/24 ans 53%
25/34 ans 54%
35/49 ans 56%
50/64 ans 51%
65 ans et plus 25% !!!

Ainsi, loin d'être le candidat du travail et des forces vives comme son discours volontariste semble l'affirmer, Nicolas Sarkozy serait en fait celui de l'inquiétude et des peurs ressenties par une population vieillissante, devant une modernité qui la bouscule et qu'elle refuse.

Ainsi, malgré 5 années de propagande sarkoziste avec l'aide massive de la plupart des médias, Ségolène Royal serait majoritaire dans le pays dans toutes les catégories d'age de 18 à 64 ans !!!!!!!!

Ainsi, tous les efforts des militants, des sympathisants, la mobilisation d'une partie des abstentionnistes le 22 avril se heurte a cet implacable constat : les trois quart des seniors de plus de 65 ans ruineront tout espoir de victoire !!!
Avec une préférence de 55 ou 60% pour Sarkozy, cette catégorie des « plus de 65 ans » n'aurait pas pu faire basculer l'élection. Mais avec 75%, chiffre considérable, c'est toutes les intentions de vote des moins de 65 ans en faveur de Ségolène Royal qui sont laminées.
Comment se fait-il que personne n'en parle !!!
On peut comprendre l'UMP qui n'a aucun intérêt à ébruiter une telle étude !!! Minoritaire chez tous les moins de 65 ans !! Une information des plus désagréable ! Un échec cuisant !
Il faudra sérieusement se pencher sur la question à court et moyen terme, afin de se rapprocher de cette tranche d'age pour expliquer, rassurer, rétablir certaines vérités.

A moins que tous les enfants et petits-enfants favorables à Ségolène Royal n'appellent leurs parents ou grands-parents avant dimanche 6 mai pour tenter de les raisonner, l'élection est perdue.

En attendant, une seule solution :
Une mobilisation sans précédent de la part des abstentionnistes, votes blancs et votes nuls qui devront faire un effort considérable pour simplement rééquilibrer les choses.

Faites circuler cette information autour de vous, et tentons tous de les convaincre autour de nous, autant que faire se peut, au nom de cette terrible et injuste pénalité infligée aux 18-64 ans opposés à Sarkozy

Voilà !
Edifiant, non ?

Caroline M.
le 6 Mai 2007


mercredi 9 mai 2007

L'economie de la France d'apres, an economist point of view on Sarkozy's economy

COLBERTISME • Non, Sarkozy n'est pas un libéral !
Parce que son modèle économique est en contradiction avec le libéralisme européen, il faut s'attendre à des conflits entre la France et l'Union européenne, estime un éditorialiste du Financial Times.

Interessant cet article par Martin Wolf, a lire sur Courrier International .com et en VO on the Financial Times website : Why Sarkozy's triumph portends strife in Europe, by Martin Wolf .

mardi 8 mai 2007

Irlande du Nord, un jour nouveau s'est leve

Ambiance surrealiste aujourd'hui sur la route tandis que l'Irish et moi-meme nous balladions dans la campagne verdoyante, en retour lent vers la maison apres une soiree bien arrosee dans l'Ouest (lundi ferie pour celebrer le 1er Mai comme il se doit).


La radio diffusait en direct des moments de l'assemblee qui avait lieu a Stormont en Irlande du Nord, et on ecoutait en temps reel l'intronisation des ministres du nouveau gouvernement, puis un extrait du discours de Tony Blair, puis de celui de Bertie Ahern.


Surrealiste d'entendre Ian Paisley et Gerry Adams parler en alternance pour proposer, chacun son tour, la personne de leur camp choisi pour tel ou tel Ministere. Vu la solennite, la serenite et la facilite des echanges, on avait du mal a se souvenir qu'il y a seulement 3 mois les deux hommes etaient ennemis mortels qui refusaient de se croiser dans les couloirs ou de s'asseoir a la meme table pour signer un accord de paix, ou en negocier un. Mais l'Histoire s'est bien ecrite ce matin, lorsque tous les ministres ont prononce leurs voeux d'allegiance a l'Accord de Paix, the Good Friday Agreement, 9 ans apres la signature qui prevoyait leur entree imminente en fonction...

Tony Blair a ensuite des mots oubliables pour rendre hommage a Bertie Ahern, le premier ministre de la Republique d'Irlande, qui, il est vrai, n'a pas menage ses efforts et merite le respect pour son role dans le processus de paix. S'il ne devait etre loue que pour une action (et il n'y en a bien qu'une seule), c'est bien celle-la.
"Aucun Premier Ministre n'a partage avec moi autant de tasses de the", pour discuter des details de negociations patientes et acharnees qui ont fini par porter les fruits de la collaboration apaisee, a souligne Blair louant le Taoiseach, qui lui repondait quelques instants plus tard:
"Je ne le remercie pas seulement pour les tasses de the, ou pour tous ces chateaux dans lesquels j'ai eu la chance de sejourner pour y travailler au processus de paix, mais pour son role" etc...

Donc, comme on s'y attendrait avec ses deux-la, point de discours historique emouvant.
Seul ont pronconce quelques paroles remarquables, Ian Paisley, dans un discours bien different du preche unioniste - royaliste habituellement servi, et Ted Kennedy, oncle de John et largement implique dans le processus de paix au nom de ses lointaines origines irlandaises et de la diaspora aux USA, present a la ceremonie, qui s'est dit honore de participer a une ceremonie historique:

"A new day has dawned for the people of Northern Ireland," Kennedy said in a statement. "Northern Ireland has shown the world that peace is possible, even in the face of tragic history, and it offers hope for peaceful reconciliation in other troubled areas of the world."

"Un jour nouveau s'est leve pour le peuple d'Irlande du Nord, qui a montre au monde que la paix etait possible, meme face a une histoire tragique, et offre l'espoir pour d'autres reconciliations pacifiques dans d'autres regions troublees du monde".

Pour comprendre
The Good Friday Agreement - Northern Ireland Office
Official text of the agreement reached in the multi-party negotiations (CAIN)
L'Accord du Vendredi Saint, sur l'Express.fr et Diploweb
Irlande du Nord: un accord historique, une mise en oeuvre problematique par M-C Considere Charon, Fondation Robert Schuman

A lire aussi Irlande du Nord: Ian Paisley devient chef d'un gouvernement de coalition avec le Sinn Fein sur Le Monde .fr

Voir: Irlande du Nord, la paix mais pas pour tout le monde

dimanche 6 mai 2007

Demain, la Sarkozie

Le suffrage universel a parle.

J'en suis heureuse. C'est une victoire democratique: mobilisation citoyenne massive pour montrer a l'extreme-droite qu'elle n'est pas bienvenue dans la gouvernance politique de la Republique, donner le ton d'une nouvelle facon de faire de la politique en France avec pour resultat une reorganisation des partis, puis pour faire un choix de societe clair a partir duquel le debat politique peut repartir sur des bases nouvelles et claires.
J'en suis triste aussi. C'est la defaite de la Republique Francaise telle qu'on la cherit depuis 1789. Je ne crois pas que le President Sarkozy soit une menace pour les institutions, mais il en est certainement une pour les valeurs qui sont a leur origine, et l'essence meme de ce que signifie la Republique, dont il ne comprend visiblement pas le principe, ainsi que l'illustre, entre autres nombreux exemples, sa politique de la main tendue a l'extreme-droite, et ses projets de reformes qui presagent d'une redefinition des principes de Liberte, d'Egalite, et de Fraternite.

Prochaine etape de la modernisation de notre vie politique: les legislatives. Pour donner a la France la classe politique qu'elle merite, si 5 ans de sarkozysme ne signifiaient pas de si profondes souffrances pour des millions de Francais deja dit "defavorises", dont la facon dont on a promis de s'occuper d'eux fait encore plus trembler que la facon dont on les a trop longtemps abandonnes, je souhaite que les socialistes n'y connaissent nulle part la victoire.
Bonne chance a Bayrou et le Mouvement Democrate a naitre jeudi, et bonne continuation a Segolene Royal dans le travail qu'elle a deja accompli pour la mutation du PS, qui doit continuer, en esperant qu'ils sachent tous les deux proposer au President Sarkozy et son equipe de la continuite l'opposition qu'il merite, ainsi qu'ils l'ont promis.

Entre les heurts et les humiliations a suivre, des citoyens deja blesses mais moins a terre que jamais sont la qui veillent.

Le Cafe entre donc en toute logique en Resistance et entame sa mission Veille et Exception Francaise en reponse au Ministere de l'Immigration et de l'Identite dont les responsables seront observes a la loupe et combattu sur tous les terrains, car, non, tout n'est pas possible.

Victoire de la laicite, le combat pour la liberte: Turquie, France, Europe

  • La Turquie, la France, et l'Europe

NS s'est clairement oppose a l'entree de la Turquie dans l'UE lors du debat le 3/05, niant avec embarras que ses considerations soient religieuses mais soyons clairs aussi: l'oposition a la Turquie est celle a un pays de confession musulmane dans la judeo-chretienne Europe, et la peur de voir la Nation Turque acceder au meme niveau de responsabilite politique et de puissance economique que les grand spays de l'UE. NS a brandi la menace des ennemis europeens de l'Europe politique, dont la Turquie (ou tout autre pays) ne pourrait faire partie car en Asie Mineure... considerations traditionnelles des tenants du grand marche economique qui ont fait de l'Europe politique le pretexte a la fixation de frontieres douanieres precises, minimisant aux yeux des citoyens les fondements politiques, economiques et sociaux de l'Europe, appeles a rayonner ainsi que le prevoyaient les Peres de l'Europe.

Segolene Royal a eu raison de souligner que la question du caractere europeen de la Turquie, de par son Histoire et sa geographie, doit etre posee et reflechie, qu'un processus de negociation d'association strategique ou d'adhesion est en route depuis plusieurs decennies, qu'il doit etre respecte, car, loin d'etre pres de son issu, il est aussi l'un des principaux facteurs de la democratisation du pays, et un garant de la laicite grace a la necessaire adoption de l'Acquis Communautaire ainsi que l'illustre les evenements de cette semaine.

C'est ce que j'appelle un peu crument la carotte pour faire avancer les anes. On nous dit d'Abdullah Gul qu'il est un a la fois un ex-islamiste et le principal artisan de l'ouverture des negociations d'adhesion a l'Europe de son pays. Hors NS a retorque a SR, la phrase la plus stupide et la plus irreflechie qui soit (l'un de ses nombreux moments d'urgence argumentaire dans le debat): "Proposez l'Europe aux habitants de la Cappadoce et vous donnez naissance a un mouvement islamiste". Concept recupere a la va-vite lors d'une revision de fiches des RG, visiblement.
Car il est un concept bien plus prevalant dans le processus de construction europeenne: le temps et la pedagogie, pour assurer que les besoins et opinions des populations concernes soient bien pris en compte, debattus et dotes d'une reponse adequate. C'est le role d'un Referendum, tels que ceux que l'Irlande organise chaque fois qu'une modification de la Constitution est necessaire, lors de l'adoption de nouveaux Traites Communautaires par exemple.
Si temps et pedagogie ont manque au dernier elargissement parce qu'on estimait en haut lieu que l'adhesion des pays ex-sovietiques allait de soi, Histoire brulante oblige, il n'a en aucun cas jamais ete question de proceder de la sorte avec la Turquie.

S'il est bien une chose qui peut empecher la Turquie ou tout pays de verser dans le fanatisme religieux et l'obscurantisme politique, c'est bien l'Union Europeenne, avec son lot de principes de justice sociale et d'egalite des citoyens garantis par un cadre de pratiques juridiques, politiques et economiques, certes imparfaits mais rudement efficaces car contraignants.
Le combat des citoyens turcs pour le respect du principe de laicite qui prevaut en Turquie doit etre honore, soutenu et encourage, les negociations d'adhesion, qui perdureront quoique NS en dise ou fasse semblant de les ignorer, sont le meilleur moyen de les aider dans leur combat pour leur liberte politique et religieuse.
Nous y avons droit, ils y ont droit aussi, mais ils ne l'obtiendront pas seuls.


  • Abdullah Gül se retire de la course à la présidence turque
    REUTERS 06.05.07 14h13
L'ex-islamiste Abdullah Gül, chef de la diplomatie turque et candidat controversé à la présidence, a renoncé dimanche à briguer la magistrature suprême après l'échec du deuxième tour de scrutin au Parlement.
(...)
Gül, l'un des artisans de la candidature d'Ankara à l'Union européenne, était le seul candidat à la présidence de son pays, majoritairement musulman mais doté depuis Atatürk d'une Constitution laïque.
La Turquie a été ces dernières semaines le théâtre d'importantes manifestations laïques, dont les participants exigeaient le retrait de la candidature de Gül. L'état-major de l'armée, garante de la laïcité kémaliste, a tenu en outre à rappeler qu'il était l'ultime défenseur du principe de séparation de la religion et de l'Etat. En un demi-siècle, l'armée a destitué quatre gouvernements civils.
L'AKP (Parti de la justice et du développement) n'a pas réussi à s'assurer de la présence d'au moins 367 députés, sur un total de 550, nécessaire pour que Gül soit élu, car la majeure partie des formations de l'opposition ont boycotté la séance.
(...)
Pour sortir le pays de l'impasse, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, membre de l'AKP, a obtenu que les législatives soient avancées au 22 juillet. Le parti au pouvoir est donné gagnant, même si sa popularité s'est quelque peu érodée ces dernières années.
Si le Parlement approuve l'amendement sur l'élection présidentielle, le prochain chef de l'Etat pourrait être élu au suffrage universel dans le courant de l'année. Une telle élection directe investirait le président d'une plus grande autorité.
"Le seul pôle de stabilité, le seul concept en lesquels nous avons confiance, ce sont les citoyens de notre pays", a déclaré Egemen Bagis, député de l'AKP et proche collaborateur d'Erdogan. "Ce sera à la Nation turque de décider par qui elle veut être gouvernée", a-t-il dit à Reuters.


Pour comprendre:
Toute l'Europe .fr: Les principales étapes du processus d'élargissement
EUROPA: Acquis Communautaire, Élargissement, Négociations d'adhésion, Partenariat pour l'adhésion, Stratégie de préadhésion


Voir aussi: Encombrante Turquie, Edito du Monde 4/05/07

Pour quelle France votez-vous aujourd'hui?

  • Il y a celle-la:
A 8 et 11 ans, ils sont menacés de fichage génétique pour vol de jouets
LEMONDE.FR 05.05.07 17h10 • Mis à jour le 05.05.07 17h12

Leur père est choqué. Deux frères de 8 et 11 ans pourraient se voir prélever leur ADN, par la gendarmerie, pour avoir volé deux tamagotschi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord, raconte Le Parisien, samedi 5 mai 2007. Les échantillons seraient conservés dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).
(...)
Depuis la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure de 2003, une centaine de délits obligent à se soumettre au prélèvement génétique. Limitée, à l'origine, aux infractions sexuelles, la législation concerne aujourd'hui les meurtres et les cambriolages, les vols simples, les tags ou les dégradations. Il concerne désormais les personnes condamnées mais aussi les simples suspects.
(...)
"Ce n'est pas du bétail que l'on doit marquer au fer, plaide-t-il [le pere] dans Le Parisien. Les parents des deux chapardeurs les ont punis et sermonnés et se réjouissaient initialement du passage des gendarmes et de ses vertus pédagogiques.
"Cette situation met en lumière les dérives possibles de l'utilisation abusive du fichage génétique", réagit Josiane Bigot, magistrat et président du Réseau pour l'accès au(x) droit(s) des enfants et des jeunes, dans Le Parisien.

Lire l'article

  • et il y a l'autre:

  • Sinon nous sommes tous bien d'accord pour dire: Abstention, Piege a con !

samedi 5 mai 2007

Desir de Modernite

"Venez voter, ce choix vous concerne, car votre vie quotidienne en dépend".



Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus que Segolene Royal incarne l'espoir de mutation et de modernisation du PS, et par extension la mutation et la modernisation de la vie politique francaise, a laquelle contribuera egalement l'action de Bayrou en faveur d'un nouveau parti:

«Ségolène Royal incarne la sortie du mitterrandisme»
Marcel Gauchet, philosophe et historien des idées, explique la percée de la candidate PS par sa capacité à saisir la crise d'autorité qui travaille la société française.

Plus exactement, je dirais qu'elle incarne la décomposition du mitterrandisme. On s'attendait à ce que la sortie du mitterrandisme se fasse par la doctrine. Or, une telle rénovation intellectuelle était en fait assez improbable.
Le «droit d'inventaire» de Jospin a vite tourné court. Comme tout parti, le PS a eu peur d'ouvrir la boîte de Pandore des révisions idéologiques, dont on ne sait jamais jusqu'où elles peuvent conduire, et a préféré s'en tenir à une doctrine qui a montré sa capacité à gagner des élections. Il est toujours très difficile de s'arracher à une recette qui a fonctionné. C'est par une voie de contournement que l'affaire s'est faite. Elle s'est jouée sur le terrain de l'image et du symbole, et par l'incarnation dans une personne singulière.
Ségolène Royal se situe ailleurs, elle ne cherche pas à réviser l'héritage mitterrandien, elle représente une autre manière de faire. A l'attente de voir la page tournée, elle répond par ce qu'elle est. Le phénomène montre à quel point l'esprit du système présidentiel est entré dans les têtes. Autour de sa personne est en train de se produire un processus de catalyse politique qui, quelle que soit l'issue du scrutin présidentiel, sera difficile à arrêter.


Article publie dans Liberation le 18/11/2006 alors qu'on se demandait si elle tiendrait la distance.

Machines a voter: le passage en force... avant la condamnation. Pourquoi?

Cf : http://www.betapolitique.fr/spip.php?breve0643

La semaine dernière André Sanitini, au nom de la commune d’Issy-les-Moulineaux, obtenait la condamnation en première instance de deux élus socialistes qui avaient immédiatement décidés de faire appel. Ces deux élus invitaient les électeurs de la commune, qui utilise des machines à voter, à faire inscrire une remarque sur le procès verbal du bureau dans un tract qui avait déplu au maire.
La chambre d’appel vient de rendre son verdict : l’ordonnance en première instance est infirmée et la mairie d’Issy-les-Moulineaux est déboutée. Le jugement est rendu au nom de la liberté d’expression que le maire tentait par ce référé de limiter abusivement. André Santini est de plus condamné aux dépends et devra verser une somme de mille euros aux deux élus pour payer leurs frais d’avocat.
Laurent Pieuchot, conseiller municipal (06 74 19 26 69) et Lucile Schmid (06 60 05 60 74) rédigent actuellement leur communiqué de presse que nous ne manquerons pas de rediffuser.

La France qui pense, avec ou sans accent(s), tot ou tard

Jonathan Littell decrypte le debat

Né il y a 39 ans à New York, Jonathan Littell, qui a passé son bac dans l'Hexagone et qui a écrit Les Bienveillantes en français, a acquis la nationalité française au mois de mars. Trop tard pour s'inscrire sur les listes électorales, pas pour se faire une opinion sur la campagne présidentielle. "Je ne suis pas un partisan de Ségolène Royal car je trouve que le PS a encore quelques longueurs de retard sur le monde moderne, poursuit-il. Mais je ne souhaite pas la victoire de Nicolas Sarkozy, dont le discours a été complètement contaminé par l'extrême droite. Ses propos suintent le racisme et ses méthodes risquent de transformer les banlieues en une fabrique de terroristes."

Lire l'article du Monde

A noter que Littell a ete naturalise Francais a la va vite apres le succes de son roman par Dominique de Villepin et avec l'aval du Ministre de l'Interieur de l'epoque (qui c'est deja...ah oui, celui qui a organise une vaste operation de debuscage de sans-papiers en les forcant a se masser devant le Ministere croyant qu'ils seraient tous francais grace a un acces de bonte) qui pensait peut-etre que sa generosite lui vaudrait la faveur d'un people en vogue, dont il se vantait recemment d'avoir vendu plus de livres que lui. Mais point de people en vogue, juste un ecrivain qui s'adresse rarement a la presse et qui, parce qu'il fait partie de la France (et des Etats Unis)qui pense, qu'elle se leve tot ou tard, s'il pouvait le faire ne voterait pas pour lui.

En toute conscience, le vote fort d'une conviction: No Sarko !!

Les Francais aux Ameriques sont commence a voter. La campagne est close.



Derniere manoeuvre mediatique: le tres sarkozien Parisien tente le passage en force samedi d'un entretien avec le Premier Candidat Unique de France, juste avant le scrutin, pour bien marquer les esprits. Interdit de publication papier, l'article est tout de meme lisible en ligne. Il est des circonstances ou pour l'Internet de Sarkozy tout est possible, meme passer au dela des regulations...


Voici celui avec Segolene Royal publie par le meme journal hier:

Quel est, chez vous, le sentiment dominant après le débat télévisé de jeudi soir ?
Ségolène Royal. J'ai défendu mes idées.

Vous n'avez aucun regret ?
On a toujours des regrets après un débat, parce qu'on n'a pas dit tout ce qu'on aurait voulu dire.
Mais, globalement, ce débat a été éclairant sur le choix qui s'offre dimanche aux Français entre deux projets de société, deux visions de la France.

Comment vous est apparu Nicolas Sarkozy ?
Sur la défensive. Et, parfois, j'ai eu l'impression qu'il était en difficulté. Je pense notamment à nos échanges sur la sécurité, l'environnement, le nucléaire, la scolarisation des enfants handicapés. Ce dernier sujet est, pour moi, révélateur d'un certain comportement politique dont les Français ne veulent plus.

Nicolas Sarkozy dit qu'il vous a trouvée agressive...
C'est son habitude de se sentir agressé dès qu'on n'est pas d'accord avec lui. Or, c'est simplement le débat politique qui doit être mené avec conviction et passion. Car je crois profondément à la politique.

Vous, vous n'estimez pas avoir été agressive ?
Non, j'ai rempli mon rôle. Avec la volonté qu'on comprenne qu'avec moi, les intérêts des Français seront bien défendus et que je ne me laisserai pas faire.

Votre stratégie était, à vos yeux, la bonne ?
Je voulais que ce débat montre clairement quel est l'enjeu de dimanche et notamment en quoi Nicolas Sarkozy est responsable du bilan du gouvernement actuel. Je voulais aussi montrer la démagogie de certaines de ses propositions. Ainsi, après avoir visité un foyer de femmes battues sans papiers, il leur a promis la régularisation. Comme je n'imagine pas que le propos ne valait que pour ce foyer-là - ou alors l'impartialité de l'Etat serait remise en cause - ,vous imaginez jusqu'où sa promesse peut conduire ! D'autant qu'il a promis aussi un autre jour la nationalité française à toutes les femmes martyrisées du monde. Ce qui doit représenter au moins 200 millions de personnes ! Soit Nicolas Sarkozy promet n'importe quoi, soit il n'est pas responsable. Combien de promesses, en réalité, pourrait-il tenir ? Sûrement pas ses promesses d'allègements fiscaux, qui dépassent de loin ce que Margaret Thatcher a fait en dix ans de pouvoir et qui conduirait à la ruine des services publics. Et puis son programme est rempli d'injustices. Je ne citerai que le bouclier fiscal, qui consiste à rembourser une partie de l'impôt des plus riches contribuables, comme cette riche héritière qui vient de récupérer plus de 7 millions d'euros.

Un échange a beaucoup frappé. Nicolas Sarkozy vous a reproché de perdre vos nerfs et vous lui avez répondu qu'il y a des indignations, même pour un chef d'Etat, sincères et saines...
C'était un temps fort, oui. Je porte des convictions. Je ne suis pas dans le calcul. Le sort réservé aux élèves handicapés à l'école ne peut laisser personne indifférent. J'avais imposé l'accueil des enfants trisomiques à l'école maternelle et, aujourd'hui, le gouvernement est revenu en arrière et on ne veut plus d'eux : est-ce que cette situation scandaleuse, cette souffrance des familles ne méritent pas du coeur et de l'indignation ?

Mercredi soir, l'échange sur le nucléaire a été plutôt confus...
J'apporte une précision : le pourcentage de 17 % que j'ai évoqué représente la part du nucléaire dans la totalité de l'énergie consommée, et non la part de l'électricité produite par le nucléaire. Quant aux 50 % que Nicolas Sarkozy a cités, cela ne correspond à rien. Sur le fond, il ne sait ni que l'EPR, c'est la troisième génération du nucléaire, ni que les gisements d'uranium risquent d'être épuisés d'ici quelques dizaines d'années. Même sur le nucléaire iranien, il n'a pas maîtrisé le sujet, car, aujourd'hui, ce n'est pas le nucléaire militaire qui est en cause : la prolifération s'organise à partir du nucléaire civil.

Sur les 35 heures, vous avez dit qu'il n'y aurait pas généralisation automatique. ..
Une des révélations du débat a été l'acceptation par Nicolas Sarkozy de ce que les 35 heures constituent désormais en France la durée légale du travail, sur laquelle il ne reviendrait pas. Soit les 35 heures sont nocives à l'économie, comme le disent le Medef et le candidat sortant, et il faut qu'il ait le courage politique de les supprimer. Soit c'est un acquis social et une mesure qui a créé de l'emploi, comme je le crois, et il faut les défendre, même s'il faut tirer des leçons pour mieux faire.

Vous, vous avez admis que la deuxième loi sur les 35 heures avait été, pour le moins, brutale...
J'ai dit que la deuxième loi avait été précipitée et qu'il n'y aurait pas demain de généralisation des 35 heures aux PME sans accord des partenaires sociaux, branche par branche.

Cela veut dire quoi ?
Cela veut dire que le débat sera ouvert et que, s'il n'y pas d'accord, on n'imposera pas d'en haut, par la loi, une extension des 35 heures.

Y a-t-il encore aujourd'hui un vrai clivage droite-gauche sur les 35 heures ?
Non, puisque Nicolas Sarkozy s'est aligné sur ma position !

Vous avez aussi indiqué qu'il n'y aurait pas de régularisation systématique des sans-papiers. ..
Je le confirme. Les régularisations auront lieu sur des critères. Mais dans des conditions honnêtes : nous ne dirons pas, nous, avant l'examen des dossiers, combien il y aura, à l'arrivée, de personnes régularisées en créant autant de drames humains. Avec moi, les règles seront claires.

Vous avez évoqué le cas de cette policière violée en Seine-Saint- Denis alors qu'elle regagnait son domicile après son service. Vous auriez souhaité qu'elle soit raccompagnée. ..
J'ai trouvé Nicolas Sarkozy désinvolte. D'autant que ce viol atroce avait été précédé, en mars, au même endroit, d'un autre viol. Et aucune disposition concrète de protection n'avait été prise entre-temps. Dans les quartiers ultrasensibles, je considère qu'il faut raccompagner la nuit les femmes policières - et peut-être même tous les policiers -, comme cela se fait déjà au Québec. On peut imaginer qu'une patrouille puisse faire un détour pour les redéposer chez elles.

Certains vous reprochent, à propos des enfants handicapés, d'avoir surjoué la colère...
La capacité d'indignation d'un responsable politique sur une telle question est une qualité et non pas un défaut. Je ne veux pas qu'on exploite la misère des gens pour faire de la commisération. Or, Nicolas Sarkozy donne de plus en plus dans ce registre. Il imite George W. Bush dans cette technique du compassionnel conservateur. On pleure sur les gens. On utilise les faits divers et, lorsqu'on est aux responsabilité s, on n'agit pas pour le présent et on promet pour demain. Voyez les campagnes électorales de Bush, mais, quand il y a eu la catastrophe de La Nouvelle-Orlé ans, on ne l'a pas vu sur le terrain !

Il y aurait un parallèle entre Bush et Sarkozy ?
Il porte la même idéologie néoconservatrice. Il n'hésite pas à envisager de démanteler les services publics, alors qu'on a tant besoin d'infirmières, d'enseignants. Moi, je suis pour redéployer, pour bouger, mais pas pour supprimer.

Qu'auriez-vous envie de dire à ceux qui hésitent encore ?
Depuis des mois, il y a eu une campagne orchestrée par la droite mettant en doute ma compétence, voire m'accusant de fragilité. Je pense que le débat a permis de rétablir la vérité aux yeux de tous les Français. Tous ceux qui me connaissent le savent : je suis une femme solide, au clair sur mes convictions, capable de défendre les intérêts de la France. Aux indécis, je dis donc : « Ayez confiance. La France sera bien présidée et ses intérêts défendus. »

Vous insistez sur le fait que vous souhaitez être la présidente d'une France apaisée. Vous suggérez qu'avec Nicolas Sarkozy, le pays connaîtrait des turbulences, voire des troubles ?
Je souhaite rassembler une majorité de Françaises et de Français sur mon pacte présidentiel et sur les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité. Je ne fais pas, comme Nicolas Sarkozy, de procès d'intention. Je pense, en effet, que ses propositions - qui consistent à privilégier toujours une catégorie au détriment des autres, à chercher en permanence un bouc émissaire, à ne pas être respectueux des Françaises et des Français, bref à jeter de l'huile sur le feu comme on l'a vu avec l'emploi de mots violents comme Kärcher - divisent et ne peuvent pas ramener la sérénité et la confiance dont nous avons besoin. La fermeté, ce n'est pas des mots, mais des actes !

Votre première décision dimanche si vous êtes élue ?
Ma première décision sera de constituer la meilleure équipe gouvernementale pour la France. Et, après, d'agir vite.

Le Premier ministre sera-t-il, comme l'assure François Hollande, socialiste ?
C'est l'hypothèse la plus probable, mais je ne m'interdis rien.

Quel sera votre premier chantier ?
Celui des emplois tremplins pour les jeunes. Je réunirai tout de suite les présidents de région et je leur dirai de mettre en place tout de suite, en concertation avec l'Etat et les chefs d'entreprise, le premier volet du plan prévu pour cinq ans et qui doit conduire à la création de 500 000 emplois. Sans oublier les contrats première chance pour les jeunes sans qualification. Et puis nous réunirons très vite la conférence nationale sur les salaires pour décider rapidement de la revalorisation du smic, des petites retraites et aussi des bas salaires afin que la hiérarchie des salaires ne soit pas écrasée. Il faut redonner confiance aux acteurs économiques de notre pays et faire repartir la croissance. Je m'y engage. Et puis je préparerai la rentrée scolaire pour que, dès septembre, la priorité éducative soit une réalité.

Tous les sondages disent que Nicolas Sarkozy va gagner...
Ah, les sondages ! Pour moi, le seul qui vaille, c'est le vote des Français. A ceux qui n'ont pas encore choisi, je dis : « Avec moi, il n'y a aucun risque, vous avez tout à gagner. » La France, si je suis élue, sera une France rayonnante et confiante dans son avenir. Je m'appuierai sur la majorité la plus large possible, car il faut sortir de l'affrontement bloc contre bloc. Je travaillerai avec tous ceux qui m'ont soutenue ou dont les idées convergent largement avec mon projet. Je tiendrai compte du vote des Français. Et notamment de celui qui s'est exprimé au premier tour. On ne peut pas faire comme si François Bayrou n'avait pas réuni sur son nom plusieurs millions d'électeurs. Une démocratie moderne, c'est aussi cette capacité à sortir de l'affrontement systématique.

Si vous êtes élue, avec quel partenaire européen souhaitez-vous établir en premier le contact ?
Tout de suite, avec la chancelière allemande Angela Merkel. A cause de l'Europe qu'il faut relancer

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"J'appelle les électeurs à ne pas se laisser matraquer par les sondages comme depuis des mois." "Moi, je leur demande de venir voter massivement et aussi de se révolter contre cette façon de faire qui consiste à dire que puisque les sondages ont parlé, les urnes ont parlé", a martelé Mme Royal.

Entre femmes et entre "héritières" de François Mitterrand, Mazarine Pingeot, la fille de l'ancien président, a renouvelé son soutien à Mme Royal. Sur France Info, elle a aussi regretté la place que tiennent les sondages, estimant qu'ils "ne sont pas le fondement de la démocratie" et "relèvent un peu de la manipulation". "Le vote est quelque chose qui relève de la conscience de chacun", a-t-elle rappelé, espérant que "les citoyens auront un sursaut et que les indécis vont décider au dernier moment d'aller voter pour elle."

La supplique d'Ariane Mnouchkine. La gauche entame en choeur le "tout sauf Sarkozy". Sur son blog, la metteur en scène de théâtre Ariane Mnouchkine supplie les "purs" de la gauche pour qu'ils ne s'abstiennent pas : "Allez-vous vraiment faire ça ? Vous les plus purs que d'autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges (...) vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui ?"

L'association Act-Up de lutte contre Sarkozy martèle, dans un ultime communiqué : "Sarkozy 2007-2012, nous n'y survivrons pas et vous non plus". Le "QG de campagne" des mal-logés et le DAL mettent en garde : "En cas de victoire de Nicolas Sarkozy, notre expulsion serait imminente." Le collectif AC le Feu de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) lance un appel au vote pour Mme Royal qui a "pris en considération la parole de la France".

Dans le même registre, Olivier Besancenot, le candidat de la LCR, s'adresse, lors d'un point de presse vendredi à 15 h 30, "à cette minorité qui traîne des pieds en leur disant : écoutez ce que dit Sarko, c'est suffisant pour voter contre lui !" Mais il refuse toujours d'appeler explicitement à voter Ségolène Royal : "c'est un vote de résistance et pas d'adhésion", justifie-t-il. Vendredi soir, à Toulouse, François Hollande résume : "Voter blanc, c'est voter Sarkozy".


Pendant ce temps: Sarkozy prépare sa retraite. Aussitôt élu, aussitôt parti. Le possible président a fait savoir qu'il se retirerait, peut-être dans un monastère, "pour habiter la fonction, prendre la mesure de la gravité des charges qui pèsent désormais sur ses épaules, se reposer après le fracas de la campagne"... et celui du grand rassemblement de ses partisans autour d'un concert géant sur le Champ de Mars ou le Trocadéro, prévu dimanche soir.

G.W. Bush n'est bientot plus maitre aux USA, il faut bien que la France prenne ses responsabilites aux yeux du monde et le remplace pour ceux a qui il manquerait.

LE MONDE 05.05.07 15h10 • Mis à jour le 05.05.07 15h34 Lire l'article

Voir aussi (plus bas): Le cote obscur de la force: non au controle d'Internet !

Le changement, le vrai !!

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal critique certains médias dont la couverture de la campagne en vue de l'élection présidentielle est, selon elle, influencée par les liens de leurs dirigeants avec Nicolas Sarkozy.

La candidate socialiste a cité la chaîne d'information LCI, filiale de TF1 (groupe Bouygues) et le groupe Lagardère.

"Je ne suis liée à aucune puissance financière, à aucun système médiatique qui aujourd'hui fonctionne comme de véritables tracts", a affirmé Ségolène Royal au micro de RTL.

"Je regardais hier les informations sur LCI. Le résumé qui était fait du débat que nous avons eu ensemble, à croire cette chaîne, c'est moi qui avait tout faux et Nicolas Sarkozy qui avait tout juste", a-t-elle déclaré, précisant que plusieurs erreurs du candidat de l'UMP lors du débat de mercredi soir n'avaient pas été évoquées.

"Il a des relais extrêmement puissants dans les médias avec le groupe Bouygues, Bouygues qui est le parrain de son fils, le groupe Lagardère...", a encore expliqué la candidate du PS, du MRC et du PRG.

Le candidat centriste François Bayrou avait de la même manière dénoncé avant le premier tour les relations entre le président de l'UMP et les principaux groupes de médias français.

TF1, détenue à 42,9% par Bouygues, est la première chaîne de télévision française avec une part d'audience de 31,6% en 2006. Le groupe Lagardère est le premier éditeur de magazines au monde avec notamment Paris Match et Elle. Il contrôle également la radio Europe 1.

Martin Bouygues, P-DG du groupe de communication et de B-TP du même nom, a été l'un des témoins de mariage de Nicolas et Cécilia Sarkozy. Il est le parrain de leur fils Louis.

Arnaud Lagardère, président du groupe Lagardère, est un ami proche de Nicolas Sarkozy. Selon Le Monde daté du 17 novembre 2006, lors d'un séminaire des cadres du groupe Hachette à Deauville en avril 2005, il avait présenté ainsi l'homme politique : "Je ne vous présente pas un ami, je vous présente un frère".

L'autre témoin de mariage de Nicolas Sarkozy était Bernard Arnault, président du numéro un mondial du luxe LVMH et propriétaire du quotidien économique La Tribune.

"Ce n'est pas insultant pour les journalistes, c'est la réalité, le candidat est lié à des enjeux financiers", a déclaré Ségolène Royal.

"Je crois qu'à un certain moment il faut dire les choses telles qu'elles sont et on sait parfaitement qu'il y a des liens très étroits entre les groupes financiers, les groupes médiatiques et le candidat de l'UMP qui est aussi le candidat du Medef. Toutes les entreprises du CAC 40 ont soutenu le candidat de l'UMP", a-t-elle ajouté.

Au journaliste qui lui faisait valoir que les capitaux possédant les groupes de médias ne perturbent pas le travail journalistique, elle a répondu : "Si, ça affecte le travail, vous le savez très bien".

vendredi 4 mai 2007

Un vote peut tout changer

Deux France, par Jean-Marie Colombani

La tentation peut être grande, de se projeter au-delà, de considérer que nous sommes déjà entrés dans l'ère Sarkozy. Au contraire, l'importance de l'enjeu – l'amorce d'une phase nouvelle de notre histoire politique, le choix d'un modèle de société – incite à réaffirmer que chaque voix compte.
Les sondages ne sont pas l'élection. Et celle-ci, quel qu'en soit le résultat, crée à son tour un rapport de forces dans le pays qui influencera l'attitude de l'heureux(se) élu(e) dans son mode de gouvernement comme dans son appréhension de la diversité des aspirations de la société française.

De ce point de vue – et même si le duel télévisé, beaucoup trop technique et manquant d'ampleur, ne l'a pas fait apparaître avec suffisamment de clarté et l'a même, à certains égards, masqué –, il y a bel et bien en présence deux France, deux visions de la société.
Elles étaient parfaitement visibles lors des deux grands meetings parisiens des candidats : le public de Bercy montrait une société homogène; celui de Charléty une société plus diverse, plus colorée. Dans le premier cas, beaucoup d'inclus; dans le second, beaucoup d'aspirants à l'intégration, de candidats à intégrer cette classe moyenne dont le sort reste une des clés de l'avenir.

La mondialisation, on le sait, si elle donne du travail à des centaines de millions d'êtres humains, comporte un risque : la distribution des bénéfices n'est pas égale. Entre les pays. Mais aussi au sein même de chaque pays, en brisant les équilibres sociaux, en remettant en route la machine à inégalités qu'un demi-siècle d'Etat-providence avait inversée.

Lire la suite de l'article

Incompetence... vous avez dit Incompetence?


Bruno Rebelle, conseiller de Ségolène Royal, s'inquiète des erreurs et des approximations du candidat de l'UMP sur le dossier très sensible et particulièrement stratégique qu'est le nucléaire.

Nicolas Sarkozy, qui avait été en charge du dossier en tant que ministre d'Etat*, ministre des finances, du budget et de l'industrie, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal [lors du debat mercredi] et ignorait que l'EPR est un réacteur nucléaire de troisième génération.

Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France. La part du nucléaire dans la production d'électricité est de 78%.

En revanche le chiffre annoncé par Nicolas Sarkozy de 50% ne correspond à rien !

Enfin, concernant la disponibilité des ressources d'uranium, les chiffres cités par Ségolène Royal sont ceux donnés par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique et l'Association mondiale de l'énergie nucléaire. Selon ces agences, les réserves d'uranium sont estimées à 30 ans de fonctionnement des réacteurs actuels dans le monde, pour un coût de production inférieur à 40$ par kg d'uranium, et qui augmentent jusqu'à 80 ans de fonctionnement si on accepte un coût de 130 $/kg.

Nicolas Sarkozy évoque des ressources « prévisibles » bien supérieures en oubliant de préciser que le prix d'exploitation de ce minerai serait alors incompatible avec la compétitivité de la production électronucléaire.

* et de la formidable gestion de la catastrophe de Tchernobyl avec pour effet de nous proteger tous du mechant nuage radioactif qui, nous nous en souvenons, s'est arrete aux frontieres belges et allemandes. Pauvres voisins... apres tout ils l'ont surement merite: c'est bien eux qui invente le totalitarisme politique, la Shoah, qui ont a rougir de leur passe. Les belges c'est pire: ils se sont fait envahir comme des benets pour nous laisser nous envahir alors que la France avait tout bien barricade sa frontiere avec les mechants teutons - souvenez-vous, la ligne Maginot, 39-40...

Vous avez dit bourde??

!!!

Commerce equitable, developpement durable: justice et respect

Alors que l'ONU vient d'annoncer une genereuse reduction de la dette iraquienne, un geste simple comme une intervention militaire americaine, il est opportun de se demander: quid des autres???? Tous ces richissimes celebrissimes people qui parcourent le monde, Sir Bono en tete, n'ont visiblement pas le talent de se faire entendre des gens avec qui ils se font prendre en photo apres avoir recite le discours ouvert et charitable que leur charisme entend porter dans les coulisses du pouvoir, comme par enchantement.

Faut-il une guerre sans fin, une haine fratricide, des massacres et du sang pour que l'injustice economique qui touche les pays dits "emergents"? Pays qui emergent aux rythmes et degres choisis par les pays memes qui sont a l'origine de leur creation - colonisation - et les tiennent en hotage de leur "dette" justifiant l'indigence des concessions faites au principe de justice et de respect dans la facon dont il sont traites.

NON. Une autre solution est possible:

Le commerce équitable : l'autre aide au développement
Si sa part est encore infinitésimale dans les échanges mondiaux - 0,01 % -, il améliore vraiment le sort des petits producteurs du Sud.
Zoom La grande distribution flaire un nouveau marché
Entretien "Les désirs du consommateur et les soucis du citoyen"
Voir le Dossier


Voir aussi: Faitrade in Ireland, co-developpement et immigration


Arguments de poids pour les hesitants

Il force la division, elle suscite les passions.

  • Sarko pas Bo

Une Prof de Droit contre Sarko: lecon en deux points, idees, analyse et commentaire, pour les nostalgiques de la Fac.




Florence Bellivier
envoyé par perso-antisarko

Et pour ceux qui aiment se faire peur: La France d'Apres, Partie 1 et Partie 2 .


  • Segolene, pas si vilaine



Photo: http://www.ihes.fr/~vergne/charlety/

C'est tout ce qu'il y a a dire apres la prestation impeccable de mercredi lors du debat, que j'ai trouve un pur regal, une fois n'est pas coutume........ du tout... du tout... pour la qualite des echanges, et hommage a Sarko pour s'etre si bien tenu. Pas coutume non plus......... du tout..............du tout, ni de sa part, ni de la mienne.
C'est tout ce qu'il y a a dire de la part de quelqu'un comme moi qui, ayant toujours cru en ses capacites a y arriver, etait la premiere a imaginer que c'est lors du debat qu'elle pourrait s'effondrer, et se faire ratatiner la face par le petit pitbull. Mais point du tout, c'est meme tout le contraire qui s'est produit. L'homme de la situation a parfaitement joue le role du petit garcon brime gronde injustement par la dame dans la rue, pour une betise qu'il n'a pas faite, les yeux plonges dans ceux de PPDA qui a bien essaye de lui tendre des perches pour le rattrapper mais la harpie avait des arguments bien affutes, et de l'aisance, et de la verve (pour une fois).
Bon point pour la grosse colere qui temoigne de cette capacite d'indignation qui fait tant defaut a nos politiques aujourd'hui.

Faut-il encore hesiter ?? De toute facon nous savons tous que Bayrou a gagne sa place au gouvernement, de l'une (qui a finalement sa preference... tout ca pour ca) ou de l'autre, alors foncons tous a l'unisson ! Et tant qu'a faire pas pour une figure d'angoisses...



Attention: humour et derision. Un poster fabrique chez soi n'est en aucun cas un argument politique.
#Mais le fait de forcer les talents peut-etre, avec en plus la promotion de la culture dans l'esprit du createur amateur et du public involontaire qui a le privilege de pouvoir s'interesser au fruit de son imagination... ben quoi, c'est pas plus bete que gagner plus pour travailler plus. Ou le contraire. De toute facon avec lui tout est possible...

mercredi 2 mai 2007

Immigres et politique en Irlande - Immigrants in irish politics

  • Immigrants and ethnic minorities remain unrepresented by Irish parliamentary politics, says new report


A new report has called for Irish political parties to show a real commitment towards the political integration of immigrants and ethnic minorities ahead of the 2009 local government elections where voting rights will depend on residency rather than citizenship...

“This situation is unsustainable and potentially dangerous to social cohesion in the longer term” says Dr Bryan Fanning from UCD School of Applied Social Science, one of the authors of the report - Irish Political Parties, Immigration and Integration 2007. “If this continues it will lead to the political marginalisation of immigrant communities and foster alienation from mainstream Irish society.”
With 2006 Central Statistics Office (CSO) figures showing almost 420,000 non-Irish living in the Republic of Ireland (approximately 112,500 of whom are UK citizens), a substantial segment of the Irish population is unrepresented by parliamentary politics. (Aside from those from the UK, non-Irish citizens resident in the state can not vote in the general election).
“During the research all of the parties expressed positive attitudes to the contribution of immigrants to Irish society. But support for integration ‘in theory’ does not translate into integration in practice,” says Dr Fanning.
The report suggests that Irish political parties find it difficult to assess the efforts they have made to reach out to immigrants and members of ethnic minorities. “This might be explained by the absence of appropriate monitoring systems,” says Dr Fanning. “But it is clear that there is an urgent need for well-managed outreach, clear targets and monitoring of progress.”
During the research, several of the political parties identified a manifesto commitment to put in place a Minister of State with responsibility for Immigrant Affairs.

  • Rapport sur la sous-representation des immigres dans la vie politique irlandaise

Le dernier recensement effectue en 2006 denombrait 420 000 non-irlandais vivant sur le territoire (soit 10% de la population), dont a peu pres 112 500 de nationalite britannique, ce chiffre comprenant probablement un bon nombre d'irlandais d'origine revenus au pays pour profiter du boom economique. Ce rapport a ete publie par des chercheurs en Science Sociale de l'Universite de Dublin, a l'issue d'une periode d'etude de terrain aupres des 6 principaux partis politiques et de leur attitude vis-a-vis des immigres entre Novembre 2006 et Mars 2007, dans le contexte des elections generales du 24 Mai 2007, et locales de 2009. Il souligne et denonce la non representation de cette partie de la population au sein des partis politiques, parmi les elus locaux et donc au Parlement.

Les immigres sont bienvenus "en theorie" nous disent les chercheurs, mais en pratique aucun effort particulier n'est fait pour leur integration, et je confirme d'experience qu'on attend que cela aille se soi, et qu'on s'imagine que les irlandais n'ont aucun effort a fournir: l'Irlande, tu l'aimes, ou tu la quittes, surtout si t'as pas de boulot et que rester ne sert ni a toi ni au pays. C'est un peu completement ca l'idee :).

Je ne cesse de repeter autour de moi par exemple que tous les immigres ne rentreront pas chez eux "apres avoir gagne sufissamment d'argent pour bien demarrer dans leur pays", comme les irlandais disent, parce que, tout simplement, il n'y a rien pour eux pour bien demarrer dans la vie dans leur pays ! Meme si beaucoup, notamment les polonais, n'ont en tete que le jour beni de leur retour en Pologne, lorsque les choses se seront arrangees, beaucoup, probablement la plupart des 100 000, resteront ici encore longtemps, puis leurs enfants auront grandi ici et ne voudront plus partir, les parents resteront, parce qu'ils ne veulent pas les quitter ou parce que rien ne les attend au pays, ce qui sera le cas tant que la Pologne connaitre la ligne politique que met en place le gouvernement actuel... Nous sommes en France en mesure de retenir la lecon: les maghrebins ne sont jamais partis, pire, ils sont devenus francais ! Si on s'attendait... Mieux vaut pour les irlandais s'y attendre aussi, et joindre leur insouciance a l'optimisme de ceux qui voient deja dans les petits polonais ou les petits africains qui pratiquent fierement les jeux gaeliques dans la rue les futures stars d'equipes regenerees de leur sang neuf.

Suite aux conclusions alarmantes du rapport, certaines personalites politiques se sont engagees ("en theorie" du moins...) a travailler dans le sens de la creation d'un Ministere de l'Imigration, afin de gerer ce phenomene encore un peu nouveau pour l'Irlande, mais bien destine a perdurer.

Une fois n'est pas coutume, la Grande-Bretagne seule n'est pas consideree: la France est pour ces universaitaires un modele egalement, avec ses lecons a retenir, ses reussites, et surtout ses erreurs. "Emeutes 2005", "ghettos", "cite-dortoirs, "discrimination" (positive ou negative) resonnent a nos oreilles, et il est a gager que cela sera au menu de la conference franco-irlandaise de dialogue sur le sujet qui aura lieu a Dublin le 14 Mai. Les emeutes 2005 en France ont fait une forte impression sur des irlandais qui imaginaient qu'un Etat-Providence aussi dispendieux savait rendre sa jeunesse heureuse. La violence, la frustration, la haine de l'autre que la plupart ici sont assez intelligents pour ne pas reduire a un conflit ethnico-religieux dans le contexte de l'emergence d'Al-Queda, ainsi que le decrivaient de facon trop simplistes des journalistes avares de leurs talents d'analyses, sont une expression du chaos social que personne ne peut envisager avec horreur. Si en pratique les efforts sont discrets, les efforts patients de gens comme ces chercheurs auteurs de ce rapport peuvent contribuer a changer la donne, pourvu que les bonnes personnes sachent ecouter.


Irish Parties, Immigration and Integration in 2007 website

Migration, Culture and Politics: A Franco-Irish Dialogue
14 May 2007, The Humanities Institute of Ireland, UCD



Voir aussi: L'economie irlandaise vit de l'immigration

mardi 1 mai 2007

Femmes et politique en France, et ailleurs

Ségolène Royal, les femmes et la politique, par Anne Chemin
LE MONDE 30.04.07 14h01 • Mis à jour le 30.04.07 17h23

Pour la première fois dans l'histoire de France, une femme est aujourd'hui en situation de conquérir démocratiquement le symbole même du pouvoir politique qu'est l'Elysée. Si Ségolène Royal est élue le 6 mai, elle deviendra, par la grâce du suffrage universel, celle qui présidera le conseil des ministres, la chef des armées, l'inspiratrice de la politique internationale et la garante de l'indépendance de la magistrature, toutes fonctions longtemps réservées aux hommes. "Femmes de France, prenons la dernière Bastille !", proclament plusieurs organisations de femmes qui appellent à un rassemblement festif en faveur de Ségolène Royal, mardi 1er mai, à la Bastille.

En France, les femmes ont acquis le droit de vote très tardivement : il a fallu attendre l'ordonnance signée à Alger, le 21 avril 1944, par le général de Gaulle, pour qu'elles "soient électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes".
Ce geste en faveur de l'égalité arrivait beaucoup plus tard que dans la plupart des démocraties.

En France, les relations entre les femmes et la politique ont longtemps été marquées par des rendez-vous manqués.
Pendant l'entre-deux-guerres, alors que tous ses voisins se convertissaient peu à peu au droit de vote des femmes, la France avait préféré tergiverser : de 1919 à 1935, cinq textes de loi avaient été examinés par la Chambre des députés mais tous avaient été mis en échec par le Sénat. En 1936, lors du Front populaire, le gouvernement de Léon Blum avait fait un geste en accueillant, pour la première fois, trois femmes, mais le droit de vote avait une nouvelle fois été repoussé : Irène Joliot-Curie, Suzanne Lacore et Cécile Brunschvicg étaient devenues sous-secrétaires d'Etat à la recherche scientifique, à la santé publique et à l'éducation nationale, mais elles n'avaient pas gagné pour autant le droit de participer aux élections...
En France, la parité est donc loin de couler de source.

Malgré ces réticences, et dans tous les pays du monde, les femmes s'imposent peu à peu sur la scène politique : en 2007, la part des femmes dans les Parlements (17 %) a atteint un record historique. Si Mme Royal est élue présidente de la République, elle rejoindra, le 6 mai, le club - encore très fermé - des sept femmes chefs d'Etat de la planète : Michelle Bachelet (Chili), Tarja Halonen (Finlande), Michaëlle Jean (gouverneure générale du Canada), Mary Mc Aleese (Irlande), Vaira Vike-Freiberga (Lettonie), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia) et Gloria Arroyo (Philippines). Le club des femmes chefs de gouvernement, auquel appartient Angela Merkel, ne compte aussi que sept membres.

La France, les femmes et le pouvoir.
1. l’invention de la loi salique (Ve-XVIe siècles), paru en 2006
2. Le verrouillage du système (XVIIe-XXIe siècles), a paraitre en 2007
Eliane Viennot, historienne.