Affichage des articles dont le libellé est Terreur ne meurt jamais. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Terreur ne meurt jamais. Afficher tous les articles

vendredi 12 janvier 2007

Infirmières en Libye, Pétition

Non à la condamnation à mort des personnels de santé étrangers en Libye

"L’affaire des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien injustement condamnés à mort en Libye pose à la fois la question de la protection des travailleurs migrants, celle du sous développement et celle du non respect du droit à la défense dans une dictature. A ces trois titres, nous, Français établis à l’étranger, nous sommes solidaires de ces six personnes condamnées parce qu’elles sont étrangères et donc en position de faiblesse du fait de leur expatriation.

La prétendue justice libyenne a récidivé. Après une première condamnation prononcée en mai 2004, puis cassée, elle a de nouveau décidé d’envoyer à la mort cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien, accusés d’avoir inoculé le virus du sida à 426 enfants hospitalisés à Benghazi.Comme le premier, ce nouveau procès s’est déroulé au mépris des droits de la défense. Il a fait fi des rapports d’experts scientifiques qui prouvent clairement que les virus étaient présents dans l’hôpital bien avant l’arrivée des soignants étrangers, et que leur transmission est imputable à de mauvaises conditions d’hygiène.

Mais il est plus facile de désigner des boucs émissaires étrangers que de reconnaître les déficiences du système de santé publique libyen et d’entreprendre d’y remédier.En dépit de quelques annonces de rapprochement avec l’Europe, la Libye du colonel Khadafi reste bien en proie aux maux des dictatures, au premier rang desquels la violation des droits de l’homme : procès injuste, peine de mort.On nous dit que le colonel Khadafi pourrait prononcer une grâce, ou que la peine capitale pourrait être commuée en peine de prison, exécutable en Bulgarie.

Ces solutions sauveraient la vie des condamnés, et permettraient au président libyen de garder la face.
Elles ne sont pourtant pas satisfaisantes, car elles justifient un procès inique, entérinent son verdict, et reconnaissent le principe de la peine de mort.La seule solution acceptable est l’annulation pure et simple de la sentence.
La Cour Suprême doit prononcer cette annulation, et c’est ce que lui demande l’opinion internationale.
Pour sauver la vie des six innocents condamnés et démontrer la force de la solidarité internationale, je vous appelle à signer la pétition lancée par la Fédération nationale des infirmières de Belgique, qui sera remise à l’ambassade de Libye à Paris le 19 janvier."

Le 9 janvier 2007
Monique Cerisier-ben Guiga
Sénateurs des Français du Monde, BIP N°36
http://www.fnib-lybie.be/

Voir aussi: Une justice bien particulière, dans Le Monde aujourd'hui

dimanche 31 décembre 2006

Fin d'année difficile ...

Je ne sais pas pour vous mais pour moi et mon entourage français, famille et amis, 2006 a été une année maudite. Je dirais même merdique, sur le plan boulot / argent / santé. Les derniers jours de l'année ont été fêtés sans conviction, le Réveillon sage voire tristounet, calme quoi. Les amis dispersés, les familles réunies simplement, pour le réconfort, sauf contretemps majeur ou de dernière minute, il y en a eu.
2006 année noire ? On pensait pourtant avoir touché le fond avec 2005. Où nous entraînera 2007 ?
Comme le 1er janvier dernier nous essayons déjà d'oublier l'année qui vient de s'écouler pour penser au renouveau de celle qui vient. De résolutions point. On prendra ce qui se présentera avec le fol espoir que tout ira mieux, puisque rien ne peut aller plus mal... On y croyait. Alors bientôt la nouvelle année sans conviction. Car qui sait ce qui nous attend ?

A 22h18 très précise ce soir, trois individus portant blousons amples, capuches et cagoules m'ont rappelé combien de 2007 il n'y avait pas grand chose à espérer. A part plus de bêtise, de violence, peut-être des émeutes, une révolution ?
A 22h18 ce soir, dernier soir de 2006, si doux à l'air printanier, où il faut de la volonté pour supporter un blouson, même ample, une capuche et une cagoule, un individu, accompagné de deux accolytes, posté devant mon ancien collège, alors que j'y passais, à allure modérée, en a profité pour me regarder dans les yeux, viser, et lancer à hauteur de visage un projectile qui aurait dû casser la vitre et m'atteindre. Je ne sais pas ce qui s'est passé, pourquoi son plan a foiré.
A 22h18, ce soir de Réveillon et de pleine fête de l'Aïd, qu'est-ce qui a motivé cet individu, en voyant arriver deux femmes et un chien dans une vieille Twingo délabrée, à allure modérée, pour viser et lancer un projectile à hauteur de visage ? Pourquoi sont-ils postés là ? Qui visent-ils, qui sont-ils ? Dans les Quartiers Nord de Marseille, qui y a-t-il a viser ? Des familles bien loties, souvent "pas d'ici", qui vivent leurs vies dans de belles baraques et belles bagnoles comme nous n'en avons pas ? Il y en a. Mais dans une vieille Twingo délabrées ? De nuit, dans une rue tranquille modérément éclairée ? Avaient-ils un objectif particulier ? Ils ne pouvaient voir ma tête, mon visage, ma communauté, ma religion, rien, ils ne pouvaient rien voir, ils visaient en aveugle, peu importe qui j'étais, ils ont visé. Calmement. Posément. Qui a intérêt à semer le trouble et la frayeur dans un quartier ouvrier ?

J'ai vu ces jeunes de quinze ans et moins semer le trouble et la frayeur en plein après-midi dans notre Terminal local de métro et bus fréquenté. Sans objectif particulier. Sans autre volonté que faire peur et dominer. Des proches y ont été agressés, cinq fois. Calmement. Posément. On n'a jamais porté plainte. Ces petites hordes d'enfants sauvages, il faut avant tout les apprivoiser, les sauver de leur abîme, les aider, les recadrer, les y forcer, s'il le faut. On se contente de l'éviter, de ne surtout plus y mettre un pied à la nuit tombée. En attendant celui ou celle qui saura nous sauver, eux et nous, en douceur...
Lorsque j'ai vu ces individus aux épaules larges, l'agresseur peut-être plus âgé que ses deux accolytes, pas bien vieux, lorsque j'ai vu le projectile (une bouteille ?) frapper ma vitre et senti le choc dans mes os, j'ai été prise de frayeur pour ce qui aurait pu se passer (et s'il avaient été plus excités, plus nombreux ?) et ceux qui suivraient, et surtout de rage, vu le calme et la froideur du geste, celui de trop, impardonnable. Je ne suis pas une balance, jamais, mais là j'ai filé droit à la maison en surveillant les alentours, et foncé sur le téléphone pour informer les flics, qui pour le coup étaient gentils et intéressés: tu parles, le chiffre ! un soir de Réveillon, quand M. le Ministre veut être Président... et ma voix tremblait plus de rage de participer à la hausse du chiffre de M. Sécurité que de frayeur imaginant d'autres agressés (et si à minuit, "pour faire comme à Paris", ils mettaient un peu d'essence dans la bouteille pour l'enflammer ? Souvenir du bus, de Mama à peine sortie du coma).

A qui profite le crime ?
Qui les a énervés ? La faute à la société et ceux qui veulent passer la France au Kârcher ? Aux américains qui assassinent des tyrans un jour de fête ?
Qui sous les cagoules ? Des manipulateurs peut-être, qui veulent faire croire à de la violence communautaire que récupèrera certain parti... ça s'est déjà vu, dans la région, ça a gagné des élections. On n'oublie pas Toulon, Orange ou Marignane. Et Vitrolles non plus.
Qui m'a poussé à la rage, à la frayeur, à m'énerver, à me défouler chez les flics ? Les partisans du chiffre et de l'implosion sont partout, rôdant la nuit, le jour. Calmement, posément, le temps de notre réponse viendra: au Printemps prochain, tout doit changer.

Fin d'année difficile... vivement 2007 ?

samedi 30 décembre 2006

Le tyran est mort, vive les tyrans !

Les hommes qui ont ordonné l'exécution de Saddam Hussein ce matin sont-ils meilleurs ce soir ?
La sentence lave-t-elle l'Irak de ses péchés ? Après demain, ira-t-il mieux ce berceau de civilisation ?

La mort terreau de la liberté, qui y croit ?

Consternation.

Dans Le Monde aujourd'hui:

L'exécution de Saddam Hussein, une "étape importante" qui suscite aussi l'indignation
La pendaison de l'ex-dictateur, saluée par Washington samedi comme une "étape importante" pour l'Irak, suscite l'inquiétude en Europe. La date choisie indigne une part du monde musulman, qui fête l'Aïd.

Les faits Saddam Hussein a été exécuté samedi à l'aube
Bilan L'Irak achève l'année dans le sang : 62 morts samedi
Eclairage Saddam Hussein, un tyran en sa prison

Editorial : Non à la peine de mort
Beaucoup d'Irakiens réclamaient la mort de celui qui fit régner la terreur dans leur pays. Mais il n'est d'opposition à la peine de mort que de principe. Et ce principe, s'il est admis, comme il l'est dans toute l'Union européenne, ne souffre pas d'exception. Prendre en compte des circonstances exceptionnelles, c'est miner le principe lui-même. Jacques Chirac l'a bien compris, lui qui, face à une opinion publique toujours tentée par la loi du talion, veut inscrire l'abolition de la peine de mort dans la Constitution.
George W. Bush, qui ne sait ni pourquoi maintenir ses 140 000 soldats en Irak ni comment les retirer, a salué l'exécution de Saddam Hussein comme "une étape importante sur le chemin de la démocratie". C'est une conception de la démocratie. Elle n'est pas la nôtre.

vendredi 29 décembre 2006

Campagne politique ou politicienne ?

Recadrage indispensable: soyez vigilants !

L’instrumentation politicienne de l’extrême droite

par Thierry Meyssan - Réseau Voltaire

Alors que des élus UMP accordent leur parrainage à la candidature de Jean-Marie Le Pen et que des journalistes de gauche diffusent de fausses nouvelles pour « gonfler » le Front national, Thierry Meyssan analyse le processus d’instrumentation de l’extrême droite. Dans la lignée de la stratégie élaborée par François Mitterrand et Roland Dumas en 1986, il préconise un travail de fond contre l’intolérance basé sur le débat d’idée et la confrontation au réel.
(...)
Les citoyens doivent rester vigilants dans les mois à venir. Beaucoup d’apprentis sorciers, à droite comme à gauche, vont faire le lit de l’extrême droite en feignant de la combattre. Ceci est encore plus dangereux aujourd’hui car une grande partie de nos concitoyens se montre désabusée, démoralisée et versatile. Il appartient à chacun d’entre nous de rappeler aux journalistes et aux élus que la démocratie n’est pas un jeu, mais un bien précieux. Il n’est pas admissible que certains élaborent des plans de carrière sur des coups fourrés au lieu de confronter des idées et de défendre des principes.


Article integral: L’instrumentation politicienne de l’extrême droite sur voltairenet.org

A ceux ou celles qui partagent un avis aussi inspiré en la matiere que Sarko le petit pompier et la Droite incendiaire, je conseillerais de délaisser les petits calculs dangereux, pour se recentrer sur les realites politiques de ce pays, celles du FN et du reste. S'ils les connaissent mal, qu'ils s'informent. S'ils croient les connaître, qu'ils confrontent leurs certitudes à des contradictions ! Et réfléchissent avant de voter.

Voir aussi:
Essence ordinaire pour l'incendie de la République, dans Le Monde aujourd'hui (Emphatie à la Moati)
Les pyromanes qui voulaient être Président, dans Le Monde aujourd'hui (Liberté à la UMP)
Les dangers du vote protestation, dans Le Monde aujourd'hui (Le programme: essence totalitaire et déni de démocratie)

Terreur ne meurt jamais

Sus au Terrorisme ? Par la Terreur pour la Terreur. Le cercle vicieux de la "Liberté".

La stratégie de la tension et l’Otan
Le mensonge comme instrument de manipulation politique
par Silvia Cattori Zurich (Suisse)


Source: Réseau Voltaire


Et pour exemple, retour utile sur évènement, toujours d'actualité: l'affaire Moro, dont l'Italie porte encore les plaies ouvertes. Les Brigades Rouges n'étaient pas la panacée démocratique. Mais l'abandon d'un homme à son agonie comme vulgaire pâture et pour raison politique ne peut que faire douter des fondements d'une prétendue République et les bases de sa liberté. Un principe valable à l'international.

Nous avons tué Aldo Moro de Emmanuel Amara, journaliste
Après 30 ans d'hypothèses et de théories du complot, un homme, Steve Pieczenik, ancien membre du département d'État américain, révèle aujourd'hui pourquoi et comment les autorités italiennes de l'époque, un ministre et un président du Conseil, ont tout fait pour que le numéro un du parti de la démocratie chrétienne soit exécuté par ses ravisseurs, les Brigades rouges. Pieczenik nous révèle aujourd'hui comment se sont passés les derniers jours d'Aldo Moro. L'otage a été sacrifié au nom de la raison d'État. Il fallait empêcher l'arrivée au pouvoir des communistes italiens, il fallait reprendre en main la sécurité du pays qui menaçait de s'effondrer et faire tuer Moro c'était porter un coup fatal aux Brigades rouges. Steve Pieczenik nous détaille toute la stratégie qui a été mise en place par lui et appuyée au plus haut niveau de l'État par le ministre Cossiga et le président du Conseil italien Giulio Andreotti. Steve Pieczenik nous raconte les 55 jours qui ont changé l'Italie et qui ont provoqué une onde de choc à travers le monde.

Voir aussi: L'Affaire Moro, par Leonardo Sciascia

mercredi 27 décembre 2006

Somalie nouvelle marotte des Bush People, dans Le Monde aujourd'hui

La Somalie, la nouvelle guerre des Etats-Unis

L'International Herald Tribune écrit : "Pas découragée par les horreurs et les revers en Irak, en Afghanistan et au Liban, l'administration Bush a ouvert un nouveau front dans le monde musulman." Les quinze mille soldats éthiopiens, engagés "dans une guerre illégale d'agression" contre le pouvoir islamiste dans le sud de la Somalie, bénéficient "du plein soutien et de l'entraînement de l'armée américaine", souligne le quotidien américain. Le site français Geopolitique.com évoque "un coup de poker à haut risque" : "Aucun pays voisin, et surtout pas l'Ethiopie, un pays chrétien, ennemi traditionnel de la Somalie musulmane, ne doit recevoir un feu vert pour y intervenir." Les ambitions américaines en Afrique vont plus loin. Le Boston Globe révélait la semaine dernière que Washington va créer une force d'action rapide antiterroriste et humanitaire indépendante, baptisée "Africom".

Source: Le Monde Check-List, Newsletter 27/12/06

Ethiopia Closes In on Mogadishu
Aid workers say number of injured has surpassed 800; thousands of civilians flee villages in droves. Stephanie McCrummen


Editorial: War in Somalia
Another front in the fight against terrorism has exploded

(...) Earlier this month it pushed for a U.N. Security Council resolution that called for an end to foreign intervention, the deployment of a peacekeeping force and negotiations between the rival Somali governments. President Bush spoke yesterday with the president of Uganda, which had offered peacekeepers. Yet even while reiterating its call for negotiations, the administration also appears to be supporting the Ethiopian offensive: The State Department said that Ethiopia had a right to defend itself against the Islamists and that its troops were there at the invitation of a legitimate authority, the transitional government.
Maybe the Ethiopian forces will crush the Islamists and their al-Qaeda allies and thereby rescue the United States from its predicament. More likely, the administration will have to prepare for much more active U.S. engagement in what is emerging as a hot new front in the war on terrorism.


Source: Washington Post, washingtonpost.com

Somalia, si combatte ancora scatta l'emergenza umanitaria
Somalia, fallisce la controffensiva tentata oggi dalle Corti islamicheAl Palazzo di Vetro fallisce il negoziato per il ritiro dei militari stranieri
Truppe etiopi verso Mogadiscio e il Pam sospende i voli umanitari: gli scontri e l'emergenza alimentare mettono in ginocchio il Paese


Source: La Repubblica, repubblica.it

samedi 23 décembre 2006

Essence ordinaire pour l'incendie de la République, dans Le Monde aujourd'hui

Serge Moati trop complaisant à l'égard de Jean-Marie Le Pen selon certains, réfute, persiste et signe. J'ai été effarée hier matin en écoutant quelques minutes du Fou du Roi sur France Inter: M. Moati tout penaud lance une volée d'insultes à mots à peine couverts pour ceux qui l'accusent de n'avoir pas été assez professionnel et contradictoire lors de l'émission Ripostes ou le chef FN était l'invité, et confirme ce que le JDD publie, à savoir qu'il trouve M. Le Pen "sympathique, marrant et cultivé". Il faut arrêter de diaboliser le FN et écouter ce que ses électeurs ont à dire, nous dit-il. Certes. De la à faire du Lieutenant Le Pen tortureur en Algérie un type sympa, voire marrant... et même cultivé... cette banalisation me fait peur pour 2007... bis repetita ? Et pourquoi pas apres tout, maintenant que les tabous tombent et que le racisme ordinaire façon Freche et Sevran cotoie l'empathie à la Moati...

Le Pen devient-il l'ordinaire de la République ? A l'heure des festins de fin d'année, j'ai du mal à digérer !


Chronique politique L'effet Le Pen, poison et thérapie, par Patrick Jarreau

Que Le Pen se soit hissé jusqu'au second tour de la présidentielle de 2002 est perçu comme la récompense d'une capacité particulière à traduire les sentiments profonds des Français. Ce mimétisme opère d'abord à droite. Nicolas Sarkozy fait écho, dans son discours, aux sentiments qui amènent une partie des Français à voter Le Pen : exaltation du sentiment national ; obsession de l'immigration sauvage ; stigmatisation des quartiers "sensibles" ; accusation de laxisme contre le système judiciaire.

(...) que Nicolas Sarkozy connaisse des difficultés ou soit en perte de vitesse, combien d'électeurs qu'il attire aujourd'hui se reporteraient alors sur Jean-Marie Le Pen ? Le sondage régulier du Monde sur la perception du Front national a montré que son audience s'élargit.

Le Front national ressemble à ces partis charnières qui, parce que les majorités dépendent d'eux, exercent une influence démesurée par rapport à leur poids spécifique. En l'occurrence, l'extrême droite pèse sur l'offre politique, à droite et à gauche, et, pour une part, sur les thèmes de campagne des principaux candidats.

L'effet Le Pen deviendrait enfin salutaire. Se préparer au pire donne ses chances au meilleur.

mardi 19 décembre 2006

Une justice bien particulière, dans Le Monde aujourd'hui

Une pensée pour les infirmières bulgares et le mèdecin palestinien et un cri de rage contre les auteurs du verdict de la sanction prise par la "justice" libyenne. Il y a peu à l'occasion de la Journée mondiale contre le Sida les autorités libyennes se vantaient du faible nombre de cas dans leur pays grâce à une politique de prévention particulièrement efficace. La Libye, monde parfait. Il fallait forcément trouver des coupables à une épidémie trop visible qui plus est touchant des enfants. Hors l'innocence n'a pu être trahie que par des étrangers. Il a pourtant été clairement prouvé que le virus menaçait les enfants bien avant l'arrivée des infirmières et du mèdecin incriminés à leurs côtés.

Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Tant qu'ils sont en vie, soyons révolté-e-s !! Crions leur innocence, ne les laissons pas seul-e-s ! Pas de trêve des confiseurs pour des condamné-e-s à mort et leurs bourreaux.

Les infirmières bulgares vont faire appel de leur condamnation à mort en Libye : La justice libyenne a condamné à la peine capitale, mardi, les cinq infirmières et le médecin palestinien accusés d'avoir délibérément inoculé le virus du sida à des enfants libyens. Les six accusés vont faire appel devant la Cour suprême.
A Sofia, la condamnation des infirmières bulgares est vécue avec "indignation" : Pour Anna Krasteva, politologue à la Nouvelle Université bulgare, la situation des infirmièrs condamnées en Libye mobilise autant le gouvernement que la société civile
Sur www.lemonde.fr

L'État de droit,un défi pour la Libye ?
Sur www.bulgaria-france.net - www.bulgaria-france.net/lybie/liberation.html

Cinq infirmières bulgares condamnées à mort en Libye
Le 6 mai 2004, cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien ont été condamnés à mort pour avoir «volontairement inoculé le virus du sida» à 426 enfants, dont 51 sont déjà morts, de l’hôpital pédiatrique de Benghazi.
sur Agora Vox:
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=5060

Avocats Sans Frontières France se mobilise:
http://www.asf-france.org/

Courrier des Balkans:
Comment sauver les infirmières bulgares condamnées à mort en Libye ? (27 août 2005)
Libérez les infirmières bulgares condamnées à mort en Libye ! (10 novembre 2005)
Pétition pour la libération des infirmières bulgares emprisonnées en Libye (18 janvier 2006)